Les indemnités des élus de Laroque font déjà débat. À peine installé, le maire a relevé son propre plafond à 55,7 %, suscitant l’incompréhension d’une partie des habitants. Un début de mandat sous tension budgétaire.
Après une campagne électorale qui s’est voulue relativement sereine et la volonté que l’ambition collective soit guidée en priorité vers l’intérêt des Roquentins et Roquentines, voici que les premiers nuages font leur apparition.
Commencée par des échanges plutôt constructifs, le mécontentement a grandi très rapidement au vu des nombreux commentaires circulant dans la population. Michel Couturier nouvel élu, semble n’y attacher aucune réelle importance prenant à contre-courant pour première urgence de rehausser significativement dès le deuxième conseil municipal les indemnités des élus. Pourquoi ne pas envisager un gel des indemnités pendant 1 ou 2 ans afin que l’endettement de la commune diminue pour éventuellement faire un nouvel emprunt ?
Le maire de Laroque a choisi de porter son curseur personnel au maximum du plafond (55,7 %). En revanche pour ses adjoints, il a placé le curseur à 19,8 % les laissant sous le plafond alors qu’il aurait pu les monter à 21,38 %. Un premier signal malvenu dans un début de mandat, d’incohérence entre les discours tenus devant les habitants et les actes posés une fois en responsabilité et ce dans un contexte budgétaire contraint. Décision qui est loin de faire l’unanimité alors que dans la région, et bien au-delà, d’autres responsables ont fait le choix contraire.
Pendant que le citoyen lambda Roquentin jongle avec le prix du gasoil, nos élus ont trouvé la solution contre la vie chère : voter leur propre fiche de paie.
Il reste à la population l’espoir que la suite du mandat sera plus en accord avec les engagements pris ; à suivre donc.

