TotalEnergies a dévoilé ce mercredi 29 avril un bénéfice net de 5,8 milliards de dollars pour le premier trimestre, en progression de près de 50 % sur un an. Une performance portée par la hausse des cours du pétrole provoquée par les tensions au Moyen-Orient et par la hausse de la production de gaz du groupe.
Le géant français des hydrocarbures TotalEnergies a publié ce mercredi 29 avril un bénéfice net en hausse de près de 50 % sur un an au premier trimestre, à 5,8 milliards de dollars, dopé par l’augmentation des prix du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient.
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La croissance de sa production de gaz et de pétrole a permis au groupe de compenser ses pertes dans la région du Golfe, équivalentes à 15 % de son activité pétrogazière mondiale, a indiqué le groupe dans un communiqué, tout en soulignant “sa capacité à capturer la hausse des prix”.
Une “situation inacceptable”
“Le schéma est bien connu : comme au début de la guerre en Ukraine en 2022, TotalEnergies profite de l’envolée des prix du pétrole liée à l’instabilité géopolitique pour maximiser ses bénéfices. Derrière ces résultats records se cachent des profits de guerre indécents, qui atterrissent en grande partie dans la poche de ses actionnaires, alors que des millions de personnes voient leur facture énergétique exploser”, fustige Sarah Roussel, chargée de campagne Énergies fossiles à Greenpeace France, dans un communiqué.
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Elle appelle le gouvernement à prendre “ses responsabilités” pour en finir avec “cette situation inacceptable en taxant plus fortement les profits des grandes entreprises pétrolières”. “Des taxes supplémentaires sur les profits des multinationales polluantes permettraient enfin de financer la réduction de la facture d’énergie des ménages les plus précaires, d’accélérer l’indépendance énergétique européenne, en investissant dans la sobriété, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, tout en soutenant les populations les plus vulnérables”, détaille Sarah Roussel.

