Un panneau représentant les guides suprêmes de la République islamique depuis 1979 (Ruhollah Khomeini, Ali Khamenei et Mojtaba Khamenei) dans le centre de Téhéran, le 10 mars 2026, au onzième jour de l’offensive israélo-américaine. AFP
S’abonner pour lire
Depuis les premières frappes américaines et israéliennes sur l’Iran le 28 février, la mort du guide suprême Ali Khamenei et de nombreux leaders du régime de Téhéran, et à quelques heures de la fin annoncée du cessez-le-feu dont l’expiration est prévue mercredi 22 avril au soir (heure de Washington), on peine à comprendre qui gouverne le pays. Historien des relations internationales et spécialiste de la République islamique, Clément Therme nous éclaire sur les rouages de « ce pouvoir fragmenté ». Chargé de cours à l’université Paul-Valéry de Montpellier, chercheur associé à l’Institut international d’Etudes iraniennes (Rasanah) et à l’Institut français des Relations internationales (Ifri), il vient de publier aux éditions Tallandier « Iran-Israël : la guerre idéologique », qui analyse près de cinquante années d’un conflit ayant atteint une intensité inégalée et affectant désormais toute la planète.
Sait-on en réalité qui dirige l’Iran aujourd’hui ? Selon quels principes ?
Clément Therme Cette question renvoie à la nature même du régime iranien, que l’on peut définir comme un autoritarisme fragmenté. Plusieurs centres de pouvoir coexistent. Certes, il y a une autorité centrale, le bureau du guid…
Article réservé aux abonnés.
Se connecter
Offre spéciale
Tous nos contenus exclusifs en accès illimité
ou

