April 24, 2026

Le robot toulousain déplaceur de voitures décroche un important contrat auprès de Renault

l’essentiel
La start-up industrielle installée à Péchabou près de Toulouse va déployer une petite flotte de ses robots déplaceurs de voitures pour un important centre de distribution de Renault en région parisienne. Stradot va aussi lancer la construction d’une nouvelle usine.

C’est Renault Group qui a annoncé la (bonne) nouvelle : le constructeur automobile va utiliser les robots de la start-up toulousaine Stradot pour son site industriel de Flins-sur-Seine. Installée à Pechabou, près de Toulouse, Stradot a mis au point un robot capable de déplacer automatiquement des voitures sur un parking ou sur une aire de stockage. Il est capable de soulever des véhicules pesant jusqu’à trois tonnes. Ce robot convoyeur électrique est très regardé par les constructeurs automobiles qui doivent garer, chaque jour, des milliers de voitures sortant des usines ou les stocker dans des centres de distribution en attendant leur livraison.

Une petite flotte de robots chez Renault

En 2024, Renault avait déjà mené sur son site de Flins-sur-Seine, en Île-de-France, une expérimentation grandeur nature avec un robot de levage capable de déplacer des voitures sans conducteur en enjambant les autres voitures garées. Elle s’est avérée concluante puisque le constructeur français vient de passer une commande pour “plusieurs robots” qui déplaceront chaque jour plusieurs milliers de véhicules avec une “petite flotte de robots”, précise José Iriarte, le fondateur et dirigeant de Stradot. Ces robots doivent entrer en service d’ici la fin de cet été chez Renault.

Renault devient une référence client de rang mondial.
Renault devient une référence client de rang mondial.
Stradot

Leur production va être lancée sur la ligne du site de Pechabou. “Grâce à une automatisation intelligente, l’espace existant est optimisé, permettant d’augmenter les capacités de stockage de véhicules sans extension de nos infrastructures. L’optimisation des flux et la robotisation contribuent directement à la diminution de la consommation énergétique et des émissions de CO₂”, a fait savoir François Prince, le directeur général de la logistique de Renault Group.

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Le constructeur au losange vient s’ajouter aux références clients déjà décrochées puisque la PME toulousaine opère déjà une dizaine de robots en Europe auprès de plusieurs clients dont Ceva Logistics, filiale du géant français CMA CGM. Les autres sont gardés confidentiels. Les robots sont vendus pour la moitié, l’autre moitié fait l’objet d’un contrat de location. Ils sont pilotés depuis une tour de contrôle informatique qui a la vision sur l’état des stocks et gare les voitures au bon endroit. “C’est une infrastructure assez légère à mettre en place avec, en parallèle, un contrôle d’accès de la zone pour que les robots opèrent en sécurité”, ajoute José Iriarte.

Une nouvelle usine de 5 millions d’euros

Si Stradot ne dévoile pas son chiffre d’affaires, gardé confidentiel, la PME de 20 salariés se prépare à une forte accélération puisqu’elle vise la barre des 100 robots en opération en 2028. Les travaux d’une nouvelle usine, dont le permis de construire vient d’être obtenu, seront lancés fin 2026 pour une entrée en service progressive en 2027. Le montant de l’investissement atteint 5 M€, qui seront financés par les différentes levées de fonds en continu que réalise Stradot, par de la dette bancaire, mais aussi par le dispositif “Première usine” de France 2030, piloté par Bpifrance, qui prendra en charge jusqu’à 25 % du coût. Les effectifs seront doublés pour atteindre 40 salariés en 2027.

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