April 21, 2026

Incendie près de Toulouse : 2 millions d’euros de dégâts et dix véhicules calcinés dans le feu des ateliers municipaux, des témoins "sous le choc"

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Un incendie aux ateliers municipaux de Pins-Justaret a détruit un bâtiment entier et dix véhicules. Mobilisés à cinquante, les pompiers ont évité le pire. Les dégâts, estimés à 2 millions d’euros, interrogent sur la reconstruction.

Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 avril, un violent incendie a ravagé les ateliers municipaux de Pins-Justaret, situés impasse du Grand-Vigné. Le feu s’est déclaré aux alentours de 4 heures du matin dans le garage, avant de se propager avec une rapidité foudroyante à l’ensemble du bâtiment. Pour les riverains, le réveil a été brutal : face à un brasier d’une rare intensité, plusieurs familles ont dû évacuer leur domicile, menacé par la chaleur rayonnante et les retombées de suie.

Une cinquantaine de pompiers 

Une cinquantaine de sapeurs-pompiers de la Haute-Garonne, appuyés par 19 engins, ont été dépêchés sur les lieux. Arrivés dès 4 h 12, les secours ont déployé d’importantes lances pour circonscrire les flammes et protéger les habitations voisines, alors que des résidus d’isolant projetés par l’effondrement de la toiture menaçaient de créer de nouveaux foyers. Le périmètre a été sécurisé durant toute la nuit, l’odeur âcre de combustion persistant bien après la relève des équipes à l’aube.

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Le bilan est lourd, bien que miraculeusement aucun blessé ne soit à déplorer. Édifié en 2016, le bâtiment est aujourd’hui totalement condamné. “Le local était embrasé, le feu couvait a priori depuis plusieurs heures et l’alarme a été déclenchée par l’effondrement du toit”, explique le maire, Philippe Guerriot, qui écarte la piste d’une intrusion. À l’intérieur, les dégâts sont abyssaux : une dizaine de véhicules, des camions-plateaux, du matériel agricole, mais aussi tout l’équipement destiné à la vie associative et électorale ainsi que les décorations de Noël ont été réduits en cendres. Bertrand Courneille, chef de l’atelier, se dit “sous le choc” devant les carcasses calcinées.

Le bâtiment rongé par les flammes.
Le bâtiment rongé par les flammes.
DR

Un préjudice colossal pour la petite commune

Le préjudice est estimé à deux millions d’euros. “Dans l’urgence, nous allons racheter du matériel pour pallier les premiers besoins”, assure l’édile. En attendant la reconstruction, la douzaine d’agents techniques sera accueillie temporairement dans les locaux du Sivom Plaine Ariège Garonne, avec le soutien des communes voisines. Malgré la sidération, la vie reprend doucement ses droits : si les ateliers ne sont plus que des murs noircis, le gymnase adjacent a été épargné, permettant aux activités sportives de la jeunesse locale de se poursuivre. Une enquête de gendarmerie est en cours pour déterminer l’origine exacte du sinistre, vraisemblablement accidentelle.

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