L’ouverture de Matsuya, restaurant japonais à volonté, en plein centre de Toulouse, quartier Saint-Georges a fait grand bruit lors de son ouverture fin 2025. Quelques mois après, nous nous y sommes attablés… Il y a de l’idée, mais ce fut un fiasco.
Un restaurant japonais régalant de sushis, makis et autres “nipponeries” en tous genres à volonté pour 22,90 € le midi, il fallait bien qu’il y ait un loup. Étant donné le prix du poisson actuellement, il est objectivement très difficile d’imaginer s’en faire des ventrées à budget raisonnable. Rêver en plus de se taper des brochettes, de bons plats, des sashimis et le reste pour moins de 25 €, autant se faire hara-kiri. C’est pourtant bien ce que prétend proposer Matsuya, rue Matsuya, 22 rue Maurice Fonvieille à Toulouse.

Le concept “à volonté” par Matsuya
Ici, pas de buffet comme cela peut être le cas chez de nombreux “concurrents” de la périphérie. Une tablette, des plats à 0,00 € (compris dans la formule) et d’autres avec supplément. On commande cinq plats toutes les huit minutes et on a le droit à huit tours de commande, mine de rien, ça en fait.
Une “taxe” existe lorsque les plats ne sont pas finis, ça évite le gaspillage et finalement, ce n’est pas plus mal. Tout cela se passe dans un grand espace japonisant pas trop mal réussi, si on ne fait pas trop attention aux finitions assez basiques et aux affaires de famille qui traînent dans les angles “abandonnés” de la salle.
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Rêve et réalité
Tant que l’on navigue sur la tablette, tout est très beau, généreux, que ce soient les plats d’influence, les entrées, les sushis et le reste. Une fois que cela arrive sur la table, c’est une autre affaire. Attention, ce n’est pas mauvais en soi, c’est simplement n’importe quoi. Pêle-mêle, en guise de beignets de poisson, nous trouvâmes deux mini-croquettes au goût difficilement identifiable disposées sur l’assiette de gyozas oubliables.
Il nous a fallu deux tours de commande pour réaliser que les deux crottes frites étaient les beignets de poisson… Deux tours et autant de désillusions. Très difficile de reconnaître les commandes une fois rendues physiques devant nous, même en les cherchant sur la tablette. Des plats qui n’en ont que le nom, face au poulet kung pao, les Sichuannais en perdraient leur chinois, nous en avons perdu notre latin et nous oublierons le reste.
Un ballet désorganisé
Nous n’en voudrons pas aux serveuses, évidemment que se prendre des rafales de commandes toutes les huit minutes, cela mène au casse-pipe. Les pauvres se baladent en salle avec des plateaux pleins à ras bord de commandes allant aussi bien à une table qu’à une autre. Le sushi saumon est oublié, il sera remplacé par un maki thon, un plat prend la place d’un autre, est remplacé ou pas. Franchement, cela en devient drôle, à tel point que nous ne l’avons pas du tout mal vécu ! La volonté était louable mais le résultat en est malheureusement encore loin.

