April 24, 2026

"Je meurs" : une pluie de pollen tombe en plein cœur de Toulouse ce jeudi, les habitants exaspérés entre deux éternuements

l’essentiel
Le pollen transforme Toulouse en véritable nuage jaune. Rafales à 55 km/h, air dégradé et allergies en série : la Ville rose suffoque sous une pluie végétale persistante. Le répit n’est pas encore pour demain.

Éternuer, tousser, se moucher… Ah, le doux goût du printemps – du moins pour les allergiques au pollen ! Ce jeudi 23 avril, ils sont particulièrement servis dans le centre-ville de Toulouse, où une véritable pluie de pollen s’abat.

Toulouse, la Ville jaune

Si Toulouse est habituellement surnommée la Ville rose, elle a aujourd’hui des airs de Ville jaune. En cause : une impressionnante dispersion de pollen dans les rues. Résultat, des amas jaunâtres dans de nombreux recoins, telles des flaques de pollen et un extérieur presque impraticable pour les personnes allergiques.

Tout le centre-ville et en particulier où les arbres se concentrent est envahi de pollen.
Tout le centre-ville et en particulier où les arbres se concentrent est envahi de pollen.
DDM – Léa Afonso

Sur le boulevard Lazare-Carnot, c’est le pompon ! Les platanes qui bordent la route libèrent leur pollen à chaque rafale de vent. Les Toulousains croisés ne cachent pas leur exaspération : “Ça me gratte de partout, ça rentre dans mon T-shirt, ça va dans mes yeux… je déteste ça”, râle Salma. Même constat pour sa sœur Rania : “Le pollen, j’en pense quoi ? J’ai mis un masque. Sinon, ce n’est pas possible”.

D’autres dramatisent encore davantage : “Avec un temps comme ça, même les antihistaminiques ne suffisent pas, je meurs”, s’indigne Grégoire entre deux éternuements.

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Des jardins désertés

Malgré un grand ciel bleu, les jardins sont, de leur côté, délaissés. Les espaces arborés, synonymes de forte présence de pollen, sont devenus des lieux à éviter, ou du moins à fréquenter avec parcimonie.

Au jardin Michelet, dans le quartier Bonnefoy, les Toulousains se font rares. Et ceux qui s’y aventurent ne comptent pas s’attarder : “On vient d’arriver pour pique-niquer, mais on va repartir. Ce n’est pas du tout agréable avec le pollen qui tombe dans nos sandwiches”, raconte une famille.

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Les parcs sont quant à eux peu fréquentés.
Les parcs sont quant à eux peu fréquentés.
DDM – Léa Afonso

Raymond, habitant du quartier, du haut de ses 85 printemps, observe la scène : “Chaque année, c’est la même rengaine. Du pollen dans l’air et des allergies. Et avec le vent d’autan comme aujourd’hui, c’est encore pire. Je vais vite finir ma promenade”.

Un cocktail météo propice

Si la situation est aussi marquée ce jeudi, c’est en raison de plusieurs facteurs. Le vent, d’abord : “un flux d’est-sud-est assez soutenu, avec des rafales pouvant atteindre 55 km/h”, selon Météo-France. À cela s’ajoutent une qualité de l’air jugée “dégradée” par Atmo Occitanie et une concentration de pollen “élevée”. Un cocktail qui favorise ces bourrasques chargées en particules, donnant l’impression d’une pluie de pollen sur la ville.

Des rafales de vents à 60 km/h ce jeudi.
Des rafales de vents à 60 km/h ce jeudi.
Capture d’écran Météo France

La situation devrait se prolonger vendredi, avec des rafales avoisinant les 45 km/h, indique Météo-France. Ce week-end, le vent devrait faiblir autour de 10 km/h. Mais la concentration de pollen, elle, restera élevée. Les allergiques devront donc encore s’armer de patience avant de retrouver un peu de répit !

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