Après le meurtre d’un homme de 53 ans survenu ce week-end dans le Tarn, les investigations s’accélèrent. Le suspect, un quinquagénaire au passé judiciaire déjà marqué, demeure en garde à vue ce lundi, tandis que le parquet de Toulouse reprend le dossier. Voici tout ce que l’on sait.
Le calme est revenu à l’angle des avenues de la Gare et Jean-Bérenguier, mais l’émotion reste vive à Couffouleux. Depuis le drame qui a coûté la vie à un homme de 53 ans, les autorités s’attachent à reconstituer le fil des événements. Si les premiers secours ont été appelés aux alentours de minuit dans la nuit de samedi à dimanche, l’auteur présumé des faits a livré une première précision temporelle : selon ses déclarations, l’agression mortelle se serait produite dès la fin de journée, ce samedi 4 avril.
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La victime, bien connue des habitants du secteur de Rabastens et de Couffouleux, a succombé à un unique coup de couteau. Malgré l’intervention rapide des sapeurs-pompiers et du Smur, l’homme, sans domicile fixe, n’a pu être ranimé. Pour l’heure, son corps n’a pas encore fait l’objet d’une autopsie. Cette procédure, cruciale pour l’enquête, devrait avoir lieu “très prochainement” selon les indications du parquet de Toulouse.
Un suspect au casier judiciaire chargé
L’homme interpellé peu après les faits est un individu de 54 ans, né à La Réunion. Également sans domicile fixe dans le département du Tarn, il est loin d’être un inconnu pour les services de justice. Son casier judiciaire porte en effet la trace “de plusieurs mentions”, témoignant d’un passé déjà tumultueux. Ce lundi, sa garde à vue a été prolongée afin de permettre aux enquêteurs d’affiner le mobile de ce passage à l’acte.

Face à la gravité des faits, l’appareil judiciaire s’adapte. Stéphanie Bazart, procureure de la République d’Albi, a confirmé ce lundi s’être “dessaisie de l’affaire”. L’enquête a été officiellement confiée au pôle criminel de Toulouse, une procédure habituelle pour les dossiers de cette nature. Les gendarmes poursuivent leurs auditions pour comprendre le lien exact qui unissait l’agresseur et la victime, alors que le mystère plane encore sur l’origine du différend.

