April 7, 2026

Patrick Balkany : soupçonné d’avoir utilisé des policiers comme chauffeurs privés, l’ancien maire de Levallois revient au tribunal ce mardi

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Privé de ses mandats et lourdement désavoué dans les urnes, l’ex-maire LR de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) comparaît à partir de ce mardi 7 avril devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour deux affaires distinctes de détournements de fonds publics.

Une nouvelle fois de retour devant la justice. Ce mardi 7 avril, Patrick Balkany est attendu devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour plusieurs jours d’audience, jugé dans deux affaires distinctes. Le tribunal se penchera d’abord sur le dossier du Codeeil, une association satellite de la mairie dédiée au développement international.

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L’ex-maire LR de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) y est poursuivi pour prise illégale d’intérêts et détournement de fonds publics liés au recrutement de Renaud Guillot-Corail, ancien directeur du développement économique de la ville. L’accusation soupçonne cet homme, décédé en 2020 avant d’avoir pu être interrogé, d’avoir continué à percevoir plus de 300 000 euros de rémunération via cette association après son départ à la retraite en octobre 2012, constituant un emploi présumé fictif.

“Larbin de service”

La justice examinera les trois jours suivants le second volet, dans lequel Patrick Balkany répond de détournement de fonds publics pour l’affectation de trois agents de la police municipale et d’un fonctionnaire de la police nationale en disponibilité comme chauffeurs privés, entre 2010 et 2015. Selon l’ordonnance de renvoi, ces policiers accomplissaient des tâches éloignées de la sécurité publique, comme véhiculer les proches de l’élu ou séjourner dans ses résidences à Giverny (Eure) et sur l’île de Saint-Martin, dans les Caraïbes.

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Un chauffeur a dit s’être senti traité comme un “larbin de service”. Avant l’audience, la défense s’est étonnée que la direction générale des services (DGS) de Levallois-Perret, le directeur juridique et le directeur des ressources humaines n’aient “jamais été inquiétés”, alors que les procédures administratives se faisaient “sous leur autorité”. L’avocat a également justifié ce recours aux policiers par un “impératif de sécurité”, rappelant que le maire avait essuyé des tirs de fusil en 1983. Il a pointé une “économie d’argent public” par rapport à une société privée et a assuré que ces agents continuaient de prendre des mains courantes.

Battu dans les urnes

L’ancien baron de la droite francilienne aborde ce nouveau rendez-vous judiciaire dans une position d’isolement politique inédite. Frappé par dix ans d’inéligibilité qu’il n’avait pas réussi à faire lever en appel fin 2025, il a vu la liste dissidente qu’il soutenait pour les élections municipales balayée au premier tour le 15 mars avec 7,4 % des suffrages, très loin derrière la maire sortante Agnès Pottier-Dumas (51,72 %).

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Ces deux affaires s’ajoutent au casier judiciaire de l’homme de 77 ans, définitivement condamné avec son épouse pour avoir dissimulé 13 millions d’euros au fisc. Il a déjà purgé cinq mois de détention en 2019-2020, puis à nouveau six mois en 2022.

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