Champion de France à trois reprises en 1976, 1982 et 1988, il a fait toute sa carrière au SUA, avant d’en devenir entraîneur, puis président. Mais il a aussi connu d’autres facettes de la célébrité, en faisant trembler tout le monde du rugby lors de la finale 1986 contre le Stade Toulousain.
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On revoit encore son coéquipier Pierre Berbizier, affolé, prenant le drapeau de touche, afin de lui débloquer la mâchoire, car il venait d’avaler sa langue. International à 33 reprises, ce n’est pas un hasard si le célèbre salon de la tribune Guy-Basquet porte son nom : salon Daniel Dubroca. Vendredi soir, il était en tribune Albert-Ferrasse, où il a souffert comme tout le monde.
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Malgré tout, et fidèle à son approche du rugby, il n’est pas sévère avec les Agenais : « C’est dommage. On fait de très bonnes choses. Après une entame un peu compliquée, on revient petit à petit dans le match. On marque deux fois, et puis, il y a cette interception qui nous tue. Elle nous tue parce qu’on n’est pas assez solides pour pouvoir résister à une équipe de ce calibre-là. Ils sont largement au-dessus de nous, et ils ne sont pas loin du Top 14, où ils peuvent jouer. Aujourd’hui, avec l’équipe que l’on a, on n’a pas les moyens de rivaliser à un tel niveau de jeu. À 21-10 à la mi-temps, on pense qu’on peut revenir en deuxième mi-temps. C’est ce qui se passe, et puis, il y a cette interception qui nous assassine. J’espère surtout qu’ils ne seront pas trop touchés psychologiquement pour aller à Aurillac, d’abord, et pour tous les autres matchs. La saison n’est pas terminée, et tous les matchs doivent être disputés avec l’état d’esprit, dont on a fait preuve entre la quinzième et la soixantième. Cette période a été très intéressante à voir jouer. On a été entreprenants, conquérants, et efficaces. »
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Si on évoque avec Daniel Dubroca le réalisme des Bretons par rapport à celui des Agenais, il confirme : « C’est le propre des équipes qui dominent. Quant à nous, nous ne sommes pas assez performants par rapport au jeu que l’on veut mettre en place, mais, face à un tel adversaire de très haut niveau, le courage et l’envie de bien faire ne suffisent plus. Malgré cette lourde défaite, on n’a pas le droit d’être pessimiste. Il y aura des jours meilleurs. » Bel exemple pour tous les supporters, et un grand merci à tous ceux qui ont rendu sa fierté à Armandie. La récompense suivra…

