Le 4 avril 2026 à Beyrouth : des tentes de camping, abris de personnes qui ont fui le sud du Liban et la banlieue sud de Beyrouth, face à des yachts dans la baie de Zaytona. 1,2 million de personnes ont quitté leurs habitations au Liban depuis que le Hezbollah a rejoint le conflit entre Israël et l’Iran le 2 mars. MARWAN NAAMANI/ZUMA/SIPA
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Le président libanais Joseph Aoun a renouvelé ce dimanche 5 avril son appel à des négociations directes avec Israël, pour empêcher que le sud du pays, fui par ses habitants, où l’armée israélienne progresse et détruit des villages, se transforme en nouveau Gaza, ravagé par la guerre.
« Il est vrai qu’Israël veut peut-être faire au sud du Liban comme Gaza (…) Gaza a été détruite, il y a eu plus de 70.000 morts et ensuite ils ont dû négocier », a dit le chef de l’Etat, dans un discours retransmis en direct.
« Pourquoi ne pas négocier pour arrêter ces tragédies (…) sauver ce qui reste de maisons qui n’ont pas encore été détruites ? », a-t-il dit.
Sept morts dans une frappe israélienne sur le sud
Sept personnes, dont six membres d’une même famille, ont été tuées dans une frappe israélienne ce dimanche sur Kfar Hatta, localité située à plus de 40 km de la frontière avec Israël dans le sud du Liban, a indiqué une source de la Défense civile à l’AFP.
Le Hezbollah a quant à lui annoncé ce dimanche avoir lancé un missile de croisière en direction d’un navire de guerre israélien croisant au large du Liban, pour la première fois depuis le début de la guerre avec Israël il y a plus d’un mois.
Contactée par l’AFP, l’armée israélienne a affirmé « ne pas avoir connaissance » d’un tel événement. Israël a annoncé que sa marine avait mené plusieurs frappes sur le Liban à partir de navires de guerre, dont une mercredi sur Beyrouth qui avait tué un haut responsable du Hezbollah.
Dans un communiqué, le mouvement libanais pro-iranien a affirmé que le navire de guerre ciblé « se préparait à attaquer le territoire libanais ».
Obsèques des Casques bleus indonésiens
En Indonésie, les trois Casques bleus indonésiens tués par deux explosions dans le sud du Liban la semaine dernière ont été inhumés dans leurs villes natales ce dimanche.
Farizal Rhomadhon, 28 ans, est mort lorsqu’un projectile a explosé le 29 mars dans le sud du Liban, où Israël et le Hezbollah s’affrontent depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient.
Deux autres Casques bleus, Zulmi Aditya Iskandar, 33 ans, et Muhammad Nur Ichwan, 26 ans, sont morts le lendemain lorsqu’une explosion a frappé un convoi logistique de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), également dans le sud du pays.
Moins d’une semaine après les explosions qui ont tué ces trois soldats, une autre s’est produite vendredi après-midi dans une installation de l’ONU près d’El Adeisse, blessant trois autres Indonésiens.

