Des rouges à lèvres sur les chaînes de montage du centre de production de l’usine L’Oréal à Ormes, dans le centre de la France. GUILLAUME SOUVANT/AFP
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Parfum, rouge à lèvres, crème de beauté, dentifrice ou shampoing : les produits de notre salle de bain contiennent des substances chimiques à gogo. Alors, pour éviter que ne figurent dans les formules des molécules dangereuses – cancérigènes, perturbateurs endocriniens… –, l’Union européenne a adopté il y a près de vingt ans un règlement qui prévoit que tout composant présentant un risque soit remplacé rapidement : dix-huit mois après son classement comme « cancérigène mutagène et reprotoxique » (CMR) par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), la substance doit avoir disparu de la recette. Or, cette législation, qui vise à protéger la santé des consommateurs, est aujourd’hui mise à mal.
Dans son sixième « Omnibus » – ces textes destinés à « simplifier » et alléger le cadre réglementaire existant au nom de la compétitivité industrielle européenne –, la Commission prévoit, à défaut de simplifier, d’assouplir méchamment la réglementation existante. Avec pour conséquence, si le Parleme…
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