Un procès sous haute sécurité s’est ouvert lundi 23 mars à Aix-en-Provence avec un dispositif inédit qui entoure les six accusés de la DZ Mafia, dont trois leaders présumés, jugés pour un double assassinat en 2019 dans un hôtel près de Marseille.
Hélicoptère au-dessus du palais de justice, policiers cagoulés dans le box… Un procès sous très haute sécurité s’est ouvert le lundi 23 mars à Aix-en-Provence dans lequel sont jugés six accusés, dont trois leaders présumés de la DZ Mafia, pour un double assassinat en 2019 dans un hôtel Formule 1 proche de Marseille. Un règlement de comptes sur fond de trafic de drogue. Les mesures prises pour s’assurer du bon déroulement de ce procès qui devra durer trois semaines sont hors norme, même si le détail du dispositif policier n’a logiquement pas été divulgué.
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Le pedigree des accusés a poussé les autorités judiciaires à déployer des mesures de sécurité “sans précédent”, selon les propos du procureur général de la cour d’appel d’Aix, Franck Rastoul. Dans la salle d’audience, dix policiers cagoulés étaient postés dans le box où les accusés semblaient détendus et ne cessaient de discuter entre eux. Le Monde note que des contrôles renforcés de toute personne accédant à la cour d’appel, y compris magistrats et avocats, avec passage au scanner obligatoire, ont été mis en place et une salle de repos au sous-sol a été transformée en un véritable casernement pour les forces de l’ordre.
Le centre-ville d’Aix-en-Provence verrouillé
À l’extérieur, au cœur du centre-ville d’Aix-en-Provence, les rues autour du palais Monclar ont été bloquées par des camions de CRS pour faciliter l’arrivée des convois des détenus alors que des préparatifs d’une “action violente”, en lien avec au moins un des accusés, ont été découverts tout récemment, d’après les autorités. Le tribunal et ses abords resteront verrouillés le temps du procès. Des agents des forces de l’ordre patrouillent armés autour du palais de justice et des snipers seraient sur les toits. Les accusés et leur convoi sont surveillés en permanence depuis les airs par un hélicoptère, que ce soit dans le tribunal ou lors du cheminement des convois pénitentiaires.
TF1 souligne qu’un projet d’évasion douze jours avant l’ouverture de ce procès a été déjoué par les enquêteurs. Les policiers avaient retrouvé des talkies-walkies, des tenues de pompiers et de policiers, des fumigènes et des gyrophares, avec l’interpellation de quatre suspects mis en examen la semaine dernière.
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“Nous avons des narcotrafiquants qui n’ont jamais été aussi puissants par le passé dans l’histoire de notre pays. Nous avons effectivement des personnes qui ont des moyens financiers dantesques”, assure à TF1 Eddy Sid, porte-parole du syndicat policier Unité Marseille, qui rappelle qu’il existe “toujours une probabilité de tentative d’évasion”.

