Enceinte de cinq mois, une Américaine a été contrainte de travailler en présentiel malgré l’avis de ses médecins. Quelques jours plus tard, elle a perdu son bébé. Son employeur vient d’être condamné à lui verser 22,5 millions de dollars.
Aux États-Unis, l’entreprise de logistique Total Quality Logistics (TQL) a été condamnée à verser 22,5 millions de dollars à une salariée après l’avoir contrainte à travailler en présentiel malgré sa grossesse. Peu de temps après, la jeune femme a perdu son bébé. La décision a été rendue par un jury de Hamilton, dans l’Ohio, raconte NBC News.
Tout commence en 2021. Enceinte et confrontée à une grossesse à risque, Chelsea Walsh subit un cerclage cervical, une intervention destinée à prévenir un accouchement prématuré. Ses médecins lui recommandent alors de limiter ses déplacements et de travailler depuis son domicile.
“Elle est décédée dans ses bras”
Quatre jours après cette intervention, le 15 février, la jeune femme demande à son employeur de rester en télétravail. Une demande qui lui est refusée. Chelsea Walsh reprend alors le travail en présentiel le 22 février 2021. Finalement, le 14 mars, jour où l’entreprise est revenue sur sa décision en l’autorisant à rester chez elle, elle accouche d’une petite fille nommée Magnolia, à seulement vingt semaines et six jours de grossesse.
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Au moment de sa naissance, la petite fille “respirait” et avait un “pouls” avant de “décéder dans les bras” de sa mère environ une heure et demie plus tard. Dans sa plainte, son avocat dénonce “un choix impossible” imposé à sa cliente : “travailler au bureau en mettant en danger son enfant, ou prendre un congé sans solde en perdant son revenu et son assurance maladie”.
Pour la justice américaine, il est clair que le refus initial de l’employeur d’accorder du télétravail à la mère a entraîné le décès du nouveau-né. Total Quality Logistics a donc été condamnée à lui verser 22,5 millions de dollars. De son côté, l’entreprise a fait savoir qu’elle contestait le verdict et qu’elle étudierait ses recours possibles.

