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L’audience est suspendue… Reprise demain à 9 h
“Je n’ai pas tout à fait fini”, dit Me Labrousse… La salle proteste
Me Labrousse questionne Anna C. sur les étranglements lors d’ébats sexuels
Me Labrousse pose une question à la témoin qui trouble le public. Il lui demande l’intérêt d’étrangler un partenaire sexuel lors d’ébats. “Cela fait du bien ?” La salle est circonspecte. Anna C. a déjà témoigné que le couple pratiquait des étranglements consentis.
“Saviez-vous que Justine Vayrac avait été étranglé le soir des faits ?” “Oui”, répond Anna C. La présidente intervient et reproche à l’avocat de “faire les questions et les réponses”.
Il est conclu qu’Anna C. n’avait jamais parlé de ces strangulations comme des violences. “C’était voulu par les deux”, précise-t-elle à la présidente.
Il est presque 22 heures, les débats sont toujours en cours
Me Michel Labrousse pousse Anna C. dans ses retranchements
“Lucas réfute le fait d’avoir projeté Anna C.”, affirme son avocat Me Labrousse. “Avez-vous déposé plainte ?” “Oui, le 31 octobre”. Soit quelques jours après la mort de Justine Vayrac. L’avocat questionne ce choix de timing.
“Vous est-il arrivé de le violenter”, demande l’avocat. “Je le repoussais quand il m’attrapait par le col”, répond Anna C. qui a perdu en assurance face à la salve de questions de Me Labrousse. “Vous sortiez beaucoup, dans toutes les boîtes de nuit de Brive et de Tulle ?” “Oui, pourquoi je n’ai pas le droit ?”, répond la jeune femme.
A l’occasion d’une relation sexuelle, “il vous aurait étranglé ?” “Oui, mais c’était consenti”, lui rétorque l’ex-petite amie de son client. “Je vous ennuie et mon ton n’est pa agréable, je suis désolé”, lance l’avocat de la défense.
La présidente lit le témoignage d’une autre ex-compagne l’accusé qui confirme des comportements dégradants et des tromperies
“Lucas Larivée a-t-il fait du chantage au suicide ?”
“Lucas Larivée a-t-il fait du chantage au suicide ?”, demande la procureure Abrantes. “Oui”, répond Anna C., “pendant la rupture, je suis allé chez lui après des messages étranges, et il a menacé de mettre fin à ses jours, parce qu’il m’avait perdue”.
Retrouvez notre récit de cette première journée d’audience ⬇
Anatomie d’une rupture
“Nous nous sommes rencontré en juillet 2021 et nous avons emmenagé en février 2022”, explique la jeune femme. “Il était gentil au début mais cela s’est dégradé”.
“On s’est séparés en septembre, je voyais qu’il se lassait”, raconte Anna C., “mais cela s’est dégradé par la suite”. “Moi mes sentiments n’avaient pas changé”. Sur le plan sexuel, “c’était normal”. Se montrait-il attentif à vos demandes ? “Oui”, répond-elle.
Comment était-il après l’annonce la rupture ? “Après, on ne s’est plus parlés pendant quelques semaines, puis on s’est encore revus”. “Puis, j’ai refusé qu’on se remette ensemble et il l’a mal pris, il a pleuré”, explique la june femme. “Il a commencé à m’insulter lorsque j’ai commencé à voir d’autres personnes, en débarquant chez moi”. “Il m’insultait de grosse pute, de salope ou de grosse merde”.
“Un jour, j’ai voulu l’empêcher de rentrer et il m’a poussée par terre en m’insultant”. Anna C. affirme avoir été victimes de violences de la part de l’accusé et se réserve le droit de porter plainte à l’avenir. “C’est quelqu’un d’agressif qui s’énerve rapidement”.
Anna C., une ex-petite amie de Lucas Larivée se présente à la barre
Le déroulé de l’arrestation de Lucas Larivée est convoqué au commissariat
“Un jour, on était à table, Lucas m’a dit qu’il était convoqué au commissariat et je l’ai accompagné”, raconte la mère après une question de l’avocat de son fils, “ça concernait la disparition d’une jeune fille, mais je n’y croyais pas”. Laetitia Larivée affirme qu’elle a posé des questions à son fils sur le chemin du commissariat. “Il m’a dit qu’il l’avait vu 2 ou 3 fois, mais qu’elle n’était jamais venu à la maison”.
“Ensuite, on revient à la maison et je continue à lui poser plein de questions”, répond difficilement la mère de l’accusé. Elle a du mal à se souvenir des détails précis.
S’en est suivie une seconde convocation, quelques jours plus tard, puis la perquisition de la voiture. Lucas Larivée a été placé en garde à vue dans la foulée, le 27 octobre 2022, puis en détention provisoire.
Tensions entre Me Labrousse et la procureure Abrantes
L’avocat de Lucas Larivée explose au milieu d’une question de l’avocate générale. “Comment pouvez-vous l’interroger comme si elle était accusée ?” Un échange plus que tendu éclate à 20 heures dans la salle d’audience. “Je ne vous ai jamais interrompu alors que ça m’a titillée plusieurs fois”, ironise la procureure Abrantes.
La présidente vient à la rescousse de la procureure : “La vérité n’éclatera que si on pose les questions qui dérangent, on n’est pas là pour brosser la famille de l’accusé dans le sens du poil”.
“Ces reproches me blessent”, la mère de Lucas Larivée ne comprend pas pourquoi elle devrait parler à la famille de Justine Vayrac
Me Guillot enfonce le clou : “Comment allez-vous survivre en continuant comme cela ?”, lance-t-il à la mère de l’accusé en lui reprochant un manque de communication. “Pour moi, c’est à Lucas de parler à la famille de la victime”, assure Laetitia Larivée. “Ce serait indécent que j’aille les voir et je ne vois pas cela comme un manque d’empathie, je veux juste les laisser tranquilles”.
“Ces reproches me blessent”, conclut la mère de Lucas Larivée. “Ce n’est pas un reproche, mais un constat”, rétorque la présidente.
“Je veux que justice soit faite seulement sur les faits”, lance Laetitia Larivée.
“Vous voulez que je leur dise quoi ?”
La présidente reproche à la mère, comme au père et au fils, de n’avoir eu aucun mot pour la famille de Justine Vayrac. “Vous voulez que je leur dise quoi ? J’ai trop de respect”. Laetitia Larivée affirme ne pas avoir la force de parler à la famille de la victime.
“Mon ressenti, c’était que c’était pas possible, c’était inimaginable”, témoigne-t-elle.
Comment était Lucas Larivée le lendemain des faits ?
“Avait-il une attitude particulière le lendemain des faits ?”, demande la présidente. “Je me suis fait la réflexion qu’il avait la tête ailleurs”, dit Laetitia Larivée. “Il a bu un café avec nous, il a même mangé un bout et il est allé au foot, je crois”.
“Ma vie s’est arrêtée il y a 3 ans”, dit la mère de l’accusé
“Ma vie, c’est mes enfants, mon travail et les allers-retours à la maison d’arrêt”, explique la mère de l’accusé. “Ma vie est détruite”.
“A la 3e ou 4e fille, je lui ai dit non, on ne veut pas un défilé à la maison”
Les propos de la mère de l’accusé sont décousus et sa mémoire lui fait énormément défaut. “Quel crédit peut-on accorder aux paroles de votre fils ?” “Par rapport à quoi ?”, répond-elle. La présidente insiste, sans que cela ne fonctionne vraiment.
Sur ses relations avec les filles : “Il y en a eu trop”, répond la mère de Lucas Larivée. “A la 3e ou 4e fille, je lui ai dit non, on ne veut pas un défilé à la maison”. Elle explique avoir mis le “ola” et lui a demandé de prendre un appartement lorsqu’il était avec une ex-petite amie.
“Etre allé sur la tombe de son grand-père l’a beaucoup aidé”
“Lucas passait beaucoup de temps avec son père, il faisait du foot”, raconte Laetitia Larivée, “petit, il regardait Franklin la tortue”. La mère égrène ses souvenirs. Puis, les questions virent rapidement sur la mort du grand-père de l’accusé. Sa mère confirme un lien très fort entre les deux et elle affirme “qu’être allé sur la tombe de son grand-père l’a beaucoup aidé”.
“Visiblement l’émotion est toujours forte dans la famille”, tempère la présidente qui note que le traumatisme de la disparition du grand-père semble toujours vif pour Lucas mais aussi son père.
“Je vais me trouver mal”, la mère de l’accusé est au bord du malaise
Laetitia Larivée prévient qu’elle se sent mal après avoir enlevé sa veste. “Je vais me trouver mal”. L’huissier court pour l’aider. On lui apporte un verre d’eau et une chaise. Elle continuera à parler de son fils assise.
Lucas Larivée a la tête baissé vers le sol, il s’effondre à nouveau. Il ne regarde pas sa mère qui a beaucoup de mal à témoigner.
C’est au tour de Laetitia Larivée, la mère de Lucas de s’exprimer
“Lucas était un enfant plein de vie, puis à l’adolescence, on l’a changé de collège parce qu’il était turbulent”, explique sa mère face à la présidente. Elle lui rappelle qu’il a été exclu 5 fois au collège. “Je ne m’en souviens pas”, répond Laetitia Larivée. La magistrate semble surprise.
“Lucas a été bouleversé” par la mort de son grand-père
Me Michel Labrousse, avocat de Lucas Larivée, aborde le sujet de la mort de son grand-père. “Lucas a été bouleversé”. “Les psychologues vous ont dit de l’amener au cimetière parce que vous ne l’aviez pas fait”, “oui”, répond simplement Jean-Michel Larivée, en pleurs.
“Vous n’avez eu aucun mot pour la famille derrière vous”
“On comprend tout l’amour que vous portez à votre fils, mais vous n’avez eu aucun mot pour la famille derrière vous”, reproche l’avocate générale Emilie Abrantes, “eux, ils n’ont plus leur enfant”. “N’avez-vous pas envie de savoir ce qu’il s’est passé ?” “Si, tout à fait”, bredouille le père de l’accusé.
Jean-Michel Larivée a du mal à s’exprimer. “Ce n’est pas vous l’accusé”, lance la magistrate. Il répète “ne pas comprendre”.
“Quand on vous dit que Lucas n’a eu aucun mot pour la victime lors de l’enquête, qu’en pensez-vous ?” “Je ne peux rien dire en tant que père”, répond Jean-Michel Larivée, un homme aux cheveux qui semble éprouvé.
“Les choses ne seront plus jamais pareilles”
Hugo, le jeune frère de 17 ans de Lucas, fond en larmes à son tour lorsque son père parle de lui. “Je leur ai toujours dit de faire ce qu’il leur plaisait”. Les deux frères sont à quelques mètres l’un de l’autre, séparés par le plexiglas du box des accusés. Ils pleurent, sans se regarder, en écoutant leur père parler de l’avenir, “il faut avancer”.
“De nature, j’estime que je ne baisse pas la tête”, déclare Jean-Michel Larivée. “C’est l’effondrement d’une vie. Pour nous, pour la famille de la victime, tout le monde. Les choses ne seront plus jamais pareilles”. L’émotion a submergé les bancs des proches de l’accusé. Plusieurs proches de l’accusé s’effondrent.
“Je me suis rendu compte que j’aimais mon fils”
“Au début, je refusais d’aller le voir en prison”, raconte le père, “je me suis rendu compte que j’aimais mon fils et je suis allé le voir”. “Jamais de ma vie, je ne l’excuserai mais jamais je ne le renierai”, lâche-t-il face à la cour.
Lucas Larivée craque dans le box des accusés et fond en larmes en écoutant son père. Notamment lorsque le décès de son grand-père est abordé. Jean-Michel Larivée a la voix nouée par l’émotion.
“Quand il a fait des bêtises, Lucas a toujours assumé”
Le père de Lucas Larivée est ému, mais il est ferme dans ses réponses et ne compte visiblement pas accabler son fils. À propos de l’incendie de la grange, “je n’y croyais pas”, commente-t-il, sous les yeux de son fils, qui reste impassible. “Je m’attendais à comprendre et j’ai trouvé des choses ambiguës lors du procès”, exprime-t-il à propos de l’affaire de l’incendie. “Mais je respecte la décision”.
“Quand il a fait des bêtises, Lucas a toujours assumé”, déclare Jean-Michel Larivée. “A la maison, il ne buvait que de l’eau, dehors, il était fêtard”, dit-il en admettant que son fils buvait beaucoup d’alcool.
“Non je ne savais pas qu’il roulait alors qu’il avait bu”, assure Jean-Michel Larivée. “Je ne l’ai jamais vu dans ces états la”. La présidente Valérie Chamond s’indigne du manque de limites qui étaient opposés à Lucas.
“Jamais je n’aurais pu penser qu’il soit impliqué dans une affaire comme cela”
Jean-Michel Larivée, le père de Lucas est à la barre
Le père de l’accusé s’avance vers la barre, sous les yeux de son fils. Jean-Michel Larivée parle de Lucas : “Il a toujours été vivant, il était très attachant”.
Lucas Larivée baisse la tête lorsque son père parle de lui. “Il m’a dit ‘je veux faire comme toi papa, je veux être agriculteur'”, complimente le père de l’accusé, “je suis fier des moments passés avec mon fils”.
Quand Jean-Michel Larivée est invité à s’exprimer sur les défauts de son fils : “Il bougeait trop”. “Il a eu des remontrances à l’école”. Le père a décidé de prendre la défense de son fils et refuse de parler du négatif. “On a toujours eu des encouragements sur lui avec ses professeurs”.
Le “passage à l’acte” est un “court-circuit de la pensée”
“Le passage à l’acte signifie qu’il y a eu un court-circuit chez monsieur Larivée”, développe la psychologue après une longue question de Me Labrousse, l’avocat de l’accusé. “Comme je le disais, c’est un moment instantané qui ne s’inscrit pas dans le temps long, il y a eu un court-circuit de la pensée”.
“Son état conscient est revenu quand il a décidé d’aller cacher le corps de madame Vayrac”, ajoute l’experte.
L’après-midi s’étire en longueur avec les interrogatoires de Me Labrousse. Son client, Lucas Larivée, est toujours attentif aux débats. Son regard se pose sur, tour à tour, sur toutes les personnes prenant la parole. Il reste droit sur son siège et ne montre aucun signe d’émotion particulier.
“Lucas Larivée a un rapport vigilant et méfiant au féminin”, estime la psychologue
Au tour de l’experte psychologue de dévoiler son rapport
Sur les faits, “l’accusé a mis en avant un trou noir et un état de sidération”, développe la psychologue. “Il a verbalisé les faits et a signifié qu’il est l’auteur du crime”. Selon elle, “il a parlé d’un coup de poing extrêmement violent qui a généré beaucoup de sang”.
“C’est quelqu’un qui ne sait pas trop de confronter à la frustration”, qui a une “tendance à la toute-puissance”, continue l’experte qui s’exprime aussi en visio-conférence. “Je corrobore la personnalité asociale”, affirme-t-elle à propos des conclusions de l’expert psychiatre.
Lucas Larivée peut-il avoir mis en avant un “trou noir” pour ne pas assumer, se demande l’avocat des parties civiles. “Tout à fait”, répond la psychologue. “Il a déclaré que lorsqu’il est sorti du ‘trou noir’ la nuit des faits, il avait le corps de Justine devant lui et qu’il était en train de fumer une cigarette”.
L’échange tendu continue, l’expert psychiatre reste calme mais perd patience
Face aux circonvolutions de Me Labrousse, l’expert semble en avoir avoir marre. “Je vais faire simple pour écourter les choses”, répond-il, “Lucas Larivée n’a pas de pathologie mentale mais a une personnalité sociopathique”.
Tout en gardant son calme, le psychiatre semble perdre patience et répond de façon très brèves aux questions. Il considère que l’échange tourne en rond. Cela ne semble pas gêner l’avocat de Lucas Larivée qui reprend l’analyse point par point. “Ce n’est pas moi qui suis sévère, c’est le test”, répond l’expert. Me Labrousse s’énerve et hausse le ton contre le psychiatre. Il l’accuse d’avoir été partial dans son développement sur Lucas Larivée.
L’échange se termine sur une explication confuse du principe de “sidération” en psychiatrie. “Quand on parle de sidération, c’est qu’on est transformé en statue de fer, on est rigidifié. Cela veut dire qu’on est figé”, explique le psychiatre, visiblement irrité. “Moi, je ne peux pas dire dans quel état il était, sauf que si on dit derrière qu’il a agi comme un robot, les robots n’ont pas d’affect, que je sache”. “C’est votre avis. L’homme de fer, je ne sais pas où il est dans ce dossier”, lance le conseil de Lucas Larivée.
“Je suis prêt à me flageller madame la présidente” : Me Labrousse reste offensif
L’avocat de Lucas Larivée ne lâche pas l’affaire et s’excuse auprès de la présidente : “Je suis prêt à me flageller”, lance-t-il provoquant les rires de la salle.
Me Labrousse continue de questionner la méthode employée par l’expert psychiatre. “Quand je suis reçu ou pas à un examen, j’aime avoir les notes”, dit-il à propos du questionnaire de Hare, soumis à son client. C’est le test utilisé pour déterminer le profil psychopathique de Lucas Larivée. Sur une échelle de 40, il a atteint 33. L’avocat déplore de ne pas avoir eu le détail du test.
“Vous mettez en cause la pratique de l’expert”, la présidente reprend l’avocat de la défense
Vives tensions entre Me Labrousse et l’expert psychiatre. Une joute verbale s’engage autour du questionnaire qui a été soumis à Lucas Larivée pour déterminer du fait qu’il puisse être qualifié de “psychopathe” ou pas. L’expert s’emploie à lire tous les critères en déplorant “l’ambiance” liée aux questions de la défense qui met en cause la méthodologie. “Je suis désolé de vous infliger un cours de criminologie”.
“Vous mettez en cause la pratique de l’expert”, intervient la présidente en reprenant l’avocat de Lucas Larivée. Les trois parlent en même temps et la viso est coupée. Les débats deviennent chaotiques, mais la présidente reprend le contrôle et donne la parole à l’expert.
L’expert détaille alors tous les critères et sa méthodologie. “Je l’ai dit tout à l’heure, mais je vais devoir faire le disque rayé avec certaines personnes”, lance-t-il, non sans ironie. Me Labrousse ne démord pas et déplore un manque de transparence.
“Pourquoi dîtes-vous qu’il fait des choses graves ? Qu’est-ce que vous en savez ?”
Me Michel Labrousse, avocat de la défense, revient sur certaines observations de l’expert. Il veut notamment savoir pourquoi l’expert a présumé que Lucas Larivée “avait fait des choses graves” alors qu’il bénéficie de la présomption d’innocence, “un principe du droit pénal que vous devez connaître”. Un échange tendu s’engage entre l’avocat et l’expert. “Pourquoi dîtes-vous qu’il fait des choses graves ? Qu’est-ce que vous en savez ?”
“Pourquoi dîtes-vous que vous avez eu connaissance des aveux de l’accusé ?”, continue l’avocat corrézien. “C’est ce que je sais de l’instruction”, répond le psychiatre. Un dialogue de sourds s’installe. “Vous ne savez pas grand-chose, en fait, monsieur l’expert”, lance Me Labrousse.
Lucas Larivée peut être qualifié de “psychopathe”, selon l’expert psychiatrique
Selon l’expert psychiatrique, Lucas Larivée peut être qualifié de “psychopathe” sur le plan clinique. Puis, il répète que le manque d’empathie est un gros marqueur. “Il y a une impossibilité à se projeter dans la souffrance de l’autre. L’autre est ‘chosifié'”.
Sur le fait que l’accusé nie toujours avoir voulu tuer Justine Vayrac : “Lucas Larivée n’a pas pu intérioriser la culpabilité et reste dans le déni”, analyse l’expert.
“Son sentiment de toute puissance le rend extrêmement dangereux”, estime l’expert qui assure avoir été surpris par le profil de l’accusé, notamment sur son assurance malgré sa jeunesse. “Ce n’est pas un profil qu’on croise tous les jours”. Lucas Larivée reste impassible à l’écoute des propos de l’expert.
Pourquoi l’accusé a-t-il prêté à un certain “Noé” les agissements de la soirée du 22 octobre ?
La présidente se demande pourquoi Lucas Larivée a-t-il voulu faire croire aux enquêteurs qu’un certain Noé l’aurait forcé à frapper Justine Vayrac le soir de sa mort ? “Je n’en ai pas parlé, car je n’ai pas décelé de traits psychiatriques lorsqu’il parlait de ce personnage, qui pour moi était imaginaire”, explique l’expert. “Ce n’était pas hallucinatoire, c’était donc aux enquêteurs de déterminer l’existence ou pas de ce Noé”. Lucas Larivée avait reconnu avoir inventé l’intervention de ce Noé.
“Cela a été un mécanisme de défense que l’on appelle la projection”, analyse le psychiatrique, “il s’agit de pouvoir gérer l’insoutenable”.
Assis dans son box, Lucas Larivée ne bouge pas et semble très attentif aux débats, sans pour autant avoir des réactions particulières. Il a les yeux fixés sur l’écran sur lequel est diffusée la visio-conférence avec l’expert psychiatre. Les échanges de regards avec les bancs de sa famille sont quasi-inexistants.
“Sur le plan psychiatrique, l’accusé a un contact froid et détaché”
En visio, l’expert psychiatre qui a pu échanger avec Lucas Larivée rend les détails de son analysé. “Il parlait avec une voix plutôt basse, sur un rythme lent”, décrit-il avant de s’appliquer à dérouler l’histoire familiale et l’enfance de l’accusé.
“Sur le plan psychiatrique, il a un contact froid et détaché”, déroule le psychiatre, “j’ai retenu la pauvreté de ses affects, mais il n’y a pas de trouble clinique de type pathologie psychotique”. Il a été démontré qu’il avait une personnalité tendant à la sociopathique. “C’est une personnalité impulsive, avec des traits narcissiques et un manque d’empathie”.
“Sur la violence, l’accusé a dit : ‘Je n’agresse pas mais si on s’en prend à mon petit frère ou à ma copine, je me défends'”, assure l’expert psychiatre. D’autre part, “il semble mal gérer la frustration”.
“La famille Justine espère que Lucas Larivée parlera”, commente Me Guillot
“Lucas Larivée n’est pas l’homme froid qui a été décrit”, déclare Me Labrousse son avocat
“Lucas Larivée n’a pas reconnu un meurtre, il s’est trompé, il n’a pas compris”, tempère Me Michel Labrousse à propos des propos de son client face à la cour. Selon l’avocat, “il s’agissait de reconnaitre la mort mais pas l’intention de la donner”. “Lucas Larivée n’avait pas l’intention de tuer”.
“Lucas Larivée n’est pas le personnage froid, glaçant et distant qui a été décrit, ce n’est pas comme cela que je le connais”, continue Me Labrousse face à la presse. “Juste avant l’audience, Lucas m’a dit, en tremblant de tous ses membres, qu’il avait envie de vomir”, dévoile son conseil.

L’audience est suspendue. Reprise à 14 h.
“Lucas Larivée a eu toutes les cartes en main pour devenir quelqu’un de bien”
“Avait-il le profil d’un jeune homme de son temps ?”, demande l’avocat de Lucas Larivée. “C’est difficile à dire, mais il a eu toutes les cartes en main pour devenir quelqu’un de bien”. Elle ne rapporte aucune difficulté sur son parcours de vie.
“Lucas Larivée avait une attitude de ‘charo'”
“Il avait une attitude de ‘charo'”, a exprimé une autre ancienne petite-amie. L’experte s’emploie à expliquer le mot à la cour : il s’agit d’un homme qui recherche des relations sexuelles “coûte que coûte”. L’expression, employée par les jeunes, est tiré du mot “charognard”.
Un épisode violent avec une ex-petite amie, “il est devenu fou”
L’enquêtrice aborde un épisode avec une ex-petite-amie de l’accusé, Anna, qu’elle a pu questionner. “Il a tenté de reprendre une vie sentimentale avec elle, ce qu’elle a refusé”, explique-t-elle. Et lorsqu’il a appris qu’elle fréquentait un autre garçon, “il est devenu complètement fou, méchant envers elle et il se permettait de venir de manière impromptue chez elle, ivre”, raconte-t-elle. “Il l’insultait et se montrait violent à son encontre”.
Les insultes et les épisodes de violences verbales sont confirmées après des questions de l’avocate générale. “Il me dévalorisait beaucoup”, a témoigné une ex-compagne. Lucas Larivée avait du mal à accepter qu’elle refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui, selon l’experte.
“Un jeune homme qui plaisait et aimait plaire aux femmes”
“Il a confirmé avoir entretenu une cinquantaine de relations sexuelles”, affirme l’enquêtrice de personnalité. “Il a affirmé qu’il était très facile pour lui ‘d’obtenir’ de femmes”. “Il est décrit comme un jeune homme qui plaisait et aimait plaire aux femmes, il est décrit comme un homme à femmes”.
Sur le plan sexuel, des femmes ont assuré qu’il était “respectueux” mais pouvait être “très demandeur”. Une jeune femme a aussi témoigné qu’il avait pu l’étrangler lors d’un rapport sexuel.
Son côté fêtard et sociable est confirmé mais son côté impulsif et colérique aussi. Quelle est l’image de la femme chez l’accusé ? “Il n’a pas une mauvaise image de la femme, mais les relations sexuelles étaient devenues un plaisir, un amusement”.
Lucas Larivée a refusé d’être pris en photo ⬇
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“Lucas Larivée s’interrogeait particulièrement sur la mort”
“Je l’ai rencontré en février 2022 à la prison de Périgueux”, déclare l’enquêtrice de personnalité qui intervient en visio face à la cour. Elle détaille à nouveau le parcours de l’accusé. “Il a toujours grandi avec ses parents”, détaille l’experte. “Il n’a fait part d’aucune carence affective ou matérielle et a reçu une éducation normale”. L’intéressé écoute et reste toujours impassible.
L’enquêtrice confirme que l’accusé a été marqué par la mort de son grand-père. De plus, “il s’interrogeait particulièrement sur la mort” notamment à propos du décès de sa grand-mère qu’il n’a jamais connu.
“Monsieur avait des relations familiales tout à fait normales”, assure l’enquêtrice de personnalité. Ses parents ont souhaité le soutenir lors de son incarcération malgré un “harcèlement et des menaces”.
Alcool au volant et non respect de son contrôle judiciaire
La présidente souhaite obtenir des précisions après les questions de la défense. “Vous dites que vous avez été blessé par l’infidélité de vos compagnes, mais vous avez concédé ne pas être fidèle. Vous imposez donc quelque chose que vous n’appliquez pas à vous-même ?”, interroge-t-elle. Il grommelle une réponse qui n’en est pas une.
Puis elle rappelle qu’à plusieurs reprises avant le meurtre de Justine Vayrac, le jeune agriculteur a plusieurs fois brisé le contrôle judiciaire qu’il devait respecter pour l’incendie de deux bâtiments agricoles. “Vous avez 4 mois de prison pour cela ?” Pas de réponse.
La présidente continue : “Cela ne vous a pas empêché de conduire ivre. Est-ce qu’on peut parler de vous comme quelqu’un de responsable, qui réfléchit aux conséquences de ses actes ?”, tance-t-elle. L’accusé reste mutique, toujours debout dans son box.
Lucas Larivée et “la fièvre du samedi soir”
Me Michel Labrousse continue et aborde les sorties de son client, qu’il appelle “la fièvre du samedi soir”. Il explique : “On se retrouvait souvent entre amis, dès qu’on le pouvait. Dans les bars, chez des amis, durant des fêtes votives. On consommait de l’alcool oui, parfois beaucoup, c’est possible, mais jamais de stupéfiants pendant mes soirées”, assure-t-il en avouant avoir commencé à fumer en prison.
Son avocat ne semble pas satisfait des réponses de son client sur sa consommation d’alcool : “Je veux des réponses loyales et transparentes. Est-ce que ça picolait pendant vos soirées ?” “Oui, ça picolait. On faisait des jeux d’alcool. On buvait beaucoup”.
Emotion de Lucas Larivée au moment de parler de son grand-père, “un pilier”
“Il s’appelait Jean-Baptiste, c’était le père de mon père et nous étions très proches”, déclare Lucas Larivée. “Je l’ai perdu quand j’avais 8 ans, et tout s’est écroulé”. Premiers moments d’émotions de l’accusé à l’évocation de son grand-père. ‘Vous avez des larmes dans les yeux”, lui lance son avocat, Me Labrousse. Il acquiesce.
“C’était un pilier”, affirme le jeune homme qui vivait au moment des faits dans la maison de son grand-père. “C’était un arrangement avec ma famille, je me suis installé en 2022”. “Je dormais chez mon grand-père et je mangeais chez mes parents”, continue-t-il sur son quotidien. “Étiez-vous heureux en 2022 ?”, lui demande son avocat. “Oui”. “Avec mes parents, je n’ai jamais manqué de rien”.
Me Labrousse est forcé à prendre le micro par la présidente
Alors que Me Labrousse, avocat de Lucas Larivée s’est levé, la présidente lui a ordonné de parler dans le micro, pour que la salle de retransmission puisse l’entendre. L’avocat refuse et lance : “Je parlerai dans ce que je veux !”
L’avocat du barreau de Tulle est sommé de prendre le micro par la présidente.
“Je prends des stupéfiants en prison pour arriver à dormir”
Lucas Larivée assure n’avoir jamais “forcé” sexuellement une de ses “compagnes”
“Vous êtes séducteur avec une certaine faculté pour parler aux femmes ?”
“Mes premiers rapports amoureux ont eu lieu à 14 ou 15 ans”, dévoile Lucas Larivée en affirmant que ses premières amoureuses l’avaient trompé. “Ensuite, je me livrais moins sentimentalement”.
“Vous êtes séducteur avec une certaine faculté pour parler aux femmes ?”, demande Me Labrousse. L’accusé ne répond pas. “On dit que vous aviez eu 60 compagnes de 14 à 21 ans ?”, l’accusé ne répond. “Je ne voulais pas de relations sentimentales”, estime-t-il. L’avocat de la défense veut faire parler son client sur ses nombreuses relations.
“Vous avez enchaîné les relations, des fois avec plusieurs femmes, en ne retenant plus les noms parfois ?”, continue l’avocat. Lucas Larivée acquiesce encore. “Je voulais profiter de la vie avant de trouver la bonne personne”, dit-il.
Les relations qui ont été plus sérieuses se sont terminées car il considérait qu’elles ne s’investissaient pas assez dans la relation, selon lui. “Je n’ai pas toujours été fidèle”, admet-il.
Lucas Larivée parle de son rapport aux femmes
“Quelle est la qualité principale que vous recherchez chez une femme ?”, demande la présidente. “La fidélité, je pense”, répond-il. Lorsque la magistrate lui demande de décliner ses principales qualités, selon lui. “Aujourd’hui, je sais plus, madame”. “Et vos défauts ?” Long silence…
“Je reconnais que je ne montre pas mes émotions, mais c’est tout”, finit-il par dire, relancé par la présidente. Interrogé depuis une petite heure, Lucas Larivée répond assez clairement mais se montre des fois peu coopératif.
Me Guillot, avocat des parties civiles, fait dire à l’accusé qu’il recevait chez lui de nombreuses conquêtes féminines au point que sa mère lui avait dit : “Ce n’est pas une auberge de jeunesse, ici”. Lucas Larivée confirme en affirmant qu’il ne peut rien dire de plus sur son potentiel succès auprès de la gente féminine.
Quid de l’incendie d’un hangar agricole par l’accusé ?
“Les experts ont parlé d’intolérance à la frustration, qu’en pensez-vous ?”, demande la présidente. “Je ne sais pas”, répond l’accusé. Concernant l’incendie d’une grange d’un de ses maîtres d’apprentissage, il ne nie pas. “Cétait le plus cadrant des deux, non ?”. Lucas Larivée reste silencieux.
“J’accepte la décision mais je ne reconnais pas les faits”, lance-t-il à l’avocate générale. “La justice a fait son travail mais je n’ai plus rien à dire”.
Lucas Larivée parle de son petit frère, qui est à quelques mètres de lui
À l’évocation de son petit frère Hugo, Lucas Larivée s’ouvre et évoque une relation normale. Hugo, 17 ans, l’écoute tête baissée, il semble pleurer. Seulement un ou deux mètres séparent les deux frères. “Il vient toujours me voir en prison”, assure Lucas Larivée en le regardant. Son frère secoue la tête.
L’avocat de la famille de Justine Vayrac lui pose des questions sur sa sœur. “Elle est gendarme dans l’Indre”. “Quel est son prénom ?” “Justine”, répond Lucas Larivée.
“J’ai reçu la meilleure éducation possible, mais j’étais un enfant turbulent”
“J’ai reçu la meilleure éducation possible, mais j’étais un enfant turbulent”, commence par dire l’accusé sur son parcours, aidé par la présidente qui redouble d’efforts pour le faire parler. “A 10 ans, j’ai vu un psychologue, mais je n’ai pas de souvenirs”, dit-il.
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“A l’école, je m’ennuyais, donc je bavardais”, déroule Lucas Larivée, “ce qui énervaient les professeurs, c’est que je réussissais à répéter ce qu’ils disaient sans vraiment écouter”. Il affirme avoir choisi l’agriculture par rapport à son amour des animaux et pour suivre les pas de sa famille.
Comment se comporte Lucas Larivée en prison ?
En prison à Périgueux, Lucas Larivée a suivi des formations, en cuisine notamment, et son comportement a été jugé respectueux. Cependant, sa position a été dégradée en cuisine quand un téléphone portable a été découvert dans ses affaires.
Lors d’une fouille, des produits s’apparentant à de la drogue ont été retrouvés dans sa cellule. Il n’est toujours pas passé en conseil de discipline pour cela. “C’était mon codétenu”, répond l’accusé. “Pour le second téléphone, je l’ai récupéré à mon codétenu pour communiquer avec mon petit frère”.
“Pour le premier téléphone, j’ai subi un coup de pression, je devais le garder sinon des gens allaient s’en prendre à ma famille”, assure-t-il face à une présidente qui ne semble pas dupe.
Lucas Larivée reste impassible face à la cour
À l’écoute du récapitulatif de l’enquête, Lucas Larivée reste impassible, la tête baissée. Seule vraie réaction : lorsque la présidente indique qu’il a regardé une série sur un tueur en série “Dahmer”, le soir des faits, il secoue la tête. Comme pour nier ou désapprouver.
Lucas Larivée a revêtu une veste à carreaux. “Je reconnais le meurtre”, lorsque la présidente lui demande de réagir aux chefs d’accusation. Il nie toujours avoir violé Justine Vayrac.
Un chien d’assistance est aux côtés de la famille de Justine Vayrac
Depuis 2019, un nouveau dispositif est proposé aux victimes lors des audiences : la présence d’un chien d’assistance judiciaire. Scooter est aux côtés de la famille de Justine Vayrac. Il sera présent tout au long des débats pour les aider à traverser cette épreuve.
Le père de Justine, Vincent Vayrac, visiblement très ému, ne lâche pas la laisse du chien Scooter. A ses côtés se trouve , Arnold, le beau-père de la victime et sa mère, Marina.
Les parents de Lucas Larivée, témoins, sont installés au fond de la salle
Appelés à témoigner lors du procès de leur fils, Laetitia et Jean-Michel Larivée se sont installés au fond de la salle. Ils seront entendus dans la journée.
Alors qu’un partie des proches de l’accusé sont installés près du box des accusés. Les parents, qui témoigneront, sont assis à l’autre bout de la salle d’audience.
Les débats sont ouverts, les 12 parties civiles sont confirmées
Lucas Larivée ne regarde presque pas sa famille
Une suspension est prononcée. Lucas Larivée reste dans le box pendant que la famille de Justine Vayrac quitte la salle.
Après quelques minutes, l’accusé quitte le box… Très peu de regards ont été échangés avec ses proches qui sont à quelques mètre de lui.
Le jury est officiellement constitué, aucune récusation prononcée
6 jurés titulaires et 2 jurés complémentaires sont donc venus s’installer aux côtés de la présidente. Ils prêtent serment en levant la main droite. Ceux qu’ont pas été tirés au sort peuvent quitter la salle.
Lucas Larrivée arrive dans le box des accusés
L’accusé, grand et fin, s’installe dans le box des accusés. Sa famille est assise à quelques mètres, la tension est palpable.
Lucas Larivée décline son identité face à la cour. Il est vêtu d’un pull mauve et se tient debout les mains croisées devant lui. Sa diction est basse mais claire. Son procès commence avec le tirage au sort des jurés.
Pendant l’appel des jurés, l’accusé balaye la salle des yeux. La famille de Justine Vayrac ne lance aucun regard vers lui.
La salle est pleine, le procès va s’ouvrir dans les minutes qui suivent…
La famille de Justine Vayrac est installée dans la salle
Les proches de Justine Vayrac sont arrivés en premiers dans la salle d’audience du tribunal de Tulle. Accompagnés par Me Guillot, leur avocat, ils prennent place dans les premiers rangs. Ils représentent les 12 parties civile constituées dans cette affaire.
Beaucoup de monde déjà présent dans le public, les premiers sont arrivés vers 5 h du matin
Il y a une très grosse affluence au tribunal de Tulle dans le public pour ce procès très médiatisé. Les parties civiles sont sur place et ont pu entrer dans la salle.

Que sait-on de Lucas Larivée, l’accusé ? ⬇
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L’appel de la famille de Justine Vayrac
“Il y a très peu de places” dans la salle d’audience principale du tribunal de Tulle, a rapporté Arnold, le beau-père de Justine Vayrac sur les réseaux sociaux. La famille s’inquiète de ce manque de places tout en remerciant les gens qui souhaitent venir les soutenir. “Votre présence et votre affection comptent énormément pour nous”, assure-t-il avant d’expliquer : “Nous voulons éviter qu’un membre de notre famille ou un proche très proche se retrouvent devant des portes closes, dans un moment déjà très éprouvant pour nous”. Il assure que le message n’est pas “un appel à ne pas soutenir”.
Après la mort de la mère de famille, une autre jeune femme a passé la nuit avec Lucas Larivée
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La famille de Justine Vayrac sera présente à Tulle
Face à Lucas Larivée, qui sera dans le box des accusés de la salle principale du tribunal de Tulle, Vincent, le père de Justine Vayrac, Marina, sa mère, et Arnold, son beau-père, seront les principales personnalités à représenter la famille de la victime. Les parents de la Lotoise vont être amenés à s’exprimer à la barre pendant le procès.
Justine Vayrac avait trois frères, une sœur : Hugo, 22 ans, Léo, 21 ans, Raquel 13 ans et Lorys 11 ans. Elle avait aussi une demi-sœur de son âge (la fille de son beau-père Arnold). “Les petits auront leur place quand on parlera de l’hommage rendu à Justine. Et s’ils en ont envie, ils pourront être là pour l’annonce du verdict. Pour le reste non”, nous expliquait la mère de Justine Vayrac en février dernier. Au total, la famille compose les douze parties civiles présentes lors de ce procès. Toutes seront représentées par Me Olivier Guillot, avocat du barreau de Limoges.
Quels chefs d’accusation pèsent sur Lucas Larivée ?
Il est reproché à Lucas Larivée des faits de séquestration, de viol et de meurtre pour des faits commis le 23 octobre 2022 à Beynat. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
L’avocat de la défense est Me Michel Labrousse du barreau de Tulle.
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Qui sont les acteurs de ce procès ?
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Le jeudi 27 octobre 2022, le corps de Justine Vayrac, 20 ans, était retrouvé près de Beynat
À partir de ce lundi 16 mars, Lucas Larivée sera jugé devant la cour d’assises de la Corrèze à Tulle pour le meurtre et le viol de Justine Vayrac. L’agriculteur, qui avait 21 ans à l’époque des faits, est accusé d’avoir tué la jeune lotoise de 20 ans dans la nuit du 22 octobre 2022, après une soirée en discothèque à Brive.
Le jeudi 27 octobre 2022, le corps de Justine Vayrac, 20 ans, était retrouvé près de Beynat (Corrèze), sur les indications de Lucas Larivée, en garde à vue depuis le 25. Par la suite, le jeune homme est mis en examen pour “viol, séquestration et meurtre” puis placé en détention. Son procès commence

