February 28, 2026

"Je voulais aider ma femme à nourrir les enfants" : contrôlé pour un mauvais stationnement, le "Uber shit" part en prison

l’essentiel
La récidive de Marc à Castanet-Tolosan, près de Toulouse, lui coûte cher. Arrêté avec des stupéfiants, il écope de neuf mois de prison ferme. Malgré ses regrets et une défense plaidant la réinsertion, le tribunal est resté inflexible.

Est-ce le sort qui s’acharne sur Marc, ou Marc qui s’acharne contre lui-même ? Mardi 24 février dernier, à Castanet-Tolosan, l’homme est arrêté dans sa voiture, moteur éteint. Les policiers s’approchent pour lui signaler qu’il est mal stationné. Mais en arrivant près du véhicule, ils remarquent une odeur suspecte.

À lire aussi :
Drogues d’un côté, cigarettes de l’autre, la terrasse d’un bar transformé en épicentre d’un trafic

La voiture de Marc n’était pas seulement mal garée : les fonctionnaires y découvrent 21 grammes d’herbe et 7 grammes de cocaïne. “Monsieur, vous étiez en libération conditionnelle, la première des obligations est de ne pas commettre de nouvelle infraction”, s’étrangle le président du tribunal correctionnel.

Face à lui, le prévenu de 29 ans ne cherche pas à se défausser. “Je sais, je suis complètement stupide. Je travaillais en intérim mais je n’en trouvais plus depuis une semaine, et je voulais aider ma femme à nourrir les enfants”, regrette-t-il. La situation paraît limpide. Les faits sont reconnus. Le président demande alors à Marc s’il souhaite ajouter quelque chose.

“Je me suis toujours débrouillé seul”

“Je n’ai que mes enfants et ma femme. J’ai envie de voir les premiers pas de mon fils”, se lamente l’homme avant de poursuivre : “Ma mère m’a abandonné car je ressemblais à l’homme qui l’avait violée. Je me suis toujours débrouillé tout seul. Je n’ai pas envie que ce soit pareil pour mon fils.” Dans la salle, l’émotion affleure. La procureure prend alors la parole : “Monsieur, le ‘uber shit’ ne doit pas être anodin”, lance la magistrate. “Derrière le trafic, ce sont parfois des morts. Cela ne peut pas rester impuni.” Elle requiert douze mois de prison ferme avec maintien en détention.

À lire aussi :
“Ma femme et ma fille ont besoin de moi” : Audi Q7, plus de 40 000 euros… ce que l’on sait sur le réseau de trafic de drogue démantelé en Ariège

À la défense, Me Marion Bouillaud-Juanchich rappelle que Marc “a lui-même remis les produits stupéfiants aux policiers”, ce qui tend, selon elle, à démontrer qu’”il est en voie de réinsertion”. L’avocate plaide donc pour un aménagement de peine. Une demande à laquelle le tribunal ne fera pas droit. “Vous n’aviez plus le droit à l’erreur”, tranche le président avant de prononcer la condamnation de Marc pour neuf mois de prison ferme avec maintien en détention.

source

TAGS: