C’était en 1994, sur la rive jordanienne de la mer Morte. Un de ces moments heureux comme la diplomatie, parfois, peut en produire. La Jordanie et Israël établissaient des relations diplomatiques, grâce à la signature, l’année précédente, des accords d’Oslo entre l’Etat hébreu et l’Organisation de Libération de la Palestine de Yasser Arafat. Si le chef de l’OLP pouvait serrer la main du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin, pourquoi pas le roi de Jordanie ? Je me souviens encore du bon mot de Shimon Peres, le chef de la diplomatie israélienne, qui fit rire le public élégant de la cérémonie : « Un jour viendra où les seuls généraux que l’on croisera au Moyen-Orient seront des General Motors… »
Trois décennies, quelques guerres et beaucoup de souffrance plus tard, ces mots résonnent de manière sinistre alors que les généraux, les vrais, n’ont jamais été si occupés. Une nouvelle guerre embarque toute la région et au-delà, soit directement avec des missiles iraniens frappant Chypre ou l’Azer…
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