L’épicerie boucherie-charcuterie créée en 2020 a passé le cap de cinq ans. Son rayonnement dépasse le cadre de la commune de Brens jusqu’aux communes environnantes.
Le 15 décembre 2020, Serge Mercadier et sa fille Elodie Galtier ouvraient La Brensole, l’épicerie boucherie au cœur du village. Serge, après vingt-cinq ans de boucher à Gaillac (chez Guille) avait des envies d’indépendance. Élodie, esthéticienne diplômée et responsable d’une parfumerie à Castres, voulait se rapprocher de Gaillac.
Le projet commun avait été mûrement réfléchi. Six ans après, ils se disent plutôt satisfaits : le magasin a trouvé une clientèle sur la commune et dans les villages environnants. Serge recherche même un salarié « qui accepte de travailler le samedi » pour remplacer celui qui est parti. Pour l’instant, il fonctionne avec un apprenti, Morgan. La boucherie-charcuterie donne priorité aux éleveurs locaux : Blancal et ses limousines en bœuf, Maurel (Sorèze) pour les porcs, les volailles viennent de Saint-Sulpice, l’agneau du Tarn, le veau du Lauragais.
Serge Mercadier a rajouté le cuit et les plats cuisinés. Sa saucisse sèche est réputée, comme son boudin malaxé à la main (« je mets la tête entière »). Il achète ses foies de canards frais et les travaille dans la journée, confectionne lui-même les fritons et pâtés de canards et de porc, et même son chorizo doux ou fort. « Je n’en tiens pas » reconnaît-il. En développant le cuit et les plats cuisinés (confits, daubes, tripes, lasagne maison) la Brensole a élargi sa clientèle.
L’épicerie, qui emploie également Florence, dispose aussi de la Dépêche et des jeux de la Française des Jeux. La grosse journée, c’est le samedi : le marché attire du monde et la Brensole propose ce jour-là un poulet de rôtissoire. En démultipliant leurs services, Serge et Elodie ont passé le cap des cinq ans, une gageure pour un commerce de village. « C’est compliqué, mais on tient le coup ».

