March 5, 2026

"Il vaut mieux le mettre maintenant, s’il monte à 3 ou 4 euros", à Toulouse, les automobilistes redoutent une nouvelle flambée des prix des carburants

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Le prix du carburant repart à la hausse dans les stations-service de l’agglomération toulousaine. Avec un gazole qui frôle ou dépasse déjà les 1,80 euro le litre, certains automobilistes anticipent, limitent leurs déplacements ou remplissent leurs bidons, inquiets d’une augmentation annoncée dans les prochaines semaines.

Ce jeudi 5 mars au matin, plusieurs stations-service à Toulouse et aux alentours affichent des tarifs en nette progression. Le gazole a franchi la barre symbolique de 1,80 euro le litre, voire 1,90 pour certaines, un niveau inédit depuis le début de l’année 2024. Dans certaines stations, les écarts sont déjà visibles.

“Dans cet Intermarché, c’est 1,75 euro. Et ici, chez Total, il est à 1,90 euro”, observe un automobiliste venu faire le plein.

Le gazole à 1,84 euro, c’est un tarif relevé dans plusieurs stations à Toulouse ce jeudi 5 mars
Le gazole à 1,84 euro, c’est un tarif relevé dans plusieurs stations à Toulouse ce jeudi 5 mars
DDM – S.L.

Depuis plusieurs jours, les conducteurs disent constater la hausse à la pompe. “Oui, d’au moins 30 à 40 centimes”, estime une autre automobiliste.

Selon les données du ministère de la Transition écologique, le phénomène est national : en une semaine, le litre de gazole a augmenté de plus de cinq centimes en moyenne et celui de sans-plomb 95 d’environ 4,7 centimes.

L’inquiétude face aux hausses annoncées

Cette nouvelle flambée des prix serait liée aux tensions internationales. Le gouvernement a indiqué mercredi 4 mars s’attendre à une augmentation de quelques centimes supplémentaires en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Une perspective qui inquiète de nombreux automobilistes. Certains préfèrent anticiper.

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“On voit les actualités, qu’il y a la guerre, qu’ils vont augmenter tout, donc on prend au moins quelques bidons”, explique un conducteur venu remplir plusieurs jerricans.

Un autre redoute une envolée encore plus forte : “Il faut mieux le mettre maintenant, que s’il monte à 3 ou 4 euros, on ne sait jamais.”

Adapter ses déplacements pour économiser

Face à ces prix élevés, certains Toulousains changent déjà leurs habitudes.

“J’essaie de limiter, de regrouper mes courses le même jour “, confie une automobiliste. “J’essaie de ne pas sortir trop la voiture, pour économiser un peu.”

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Car pour beaucoup, la hausse du carburant devient difficile à absorber. “À un moment, les salaires ne suivent pas. À un moment, on va rester à la maison”, déplore un conducteur.

Pour certains observateurs, la situation rappelle le choc des prix au début de la guerre en Ukraine. “La dernière fois qu’il y avait une grosse augmentation, c’était au début de la guerre en Ukraine. C’est forcément toujours très inquiétant”, résume un automobiliste.

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