La célèbre émission de M6 a tourné dernièrement en Tarn-et-Garonne. Le 26 mars, on saura qui a remporté le duel entre « Le Fournil quercynois » et « C Romain », dans le Lot.
Avis aux téléspectateurs : jeudi 26 mars, à 18 h 30, rendez-vous sur M6. L’émission « La Meilleure boulangerie de France » verra s’affronter deux belles adresses du secteur : « C Romain », à Gramat (Lot), VS « Le Fournil quercynois », à Montpezat-de-Quercy et Castelnau-Montratier.

« Ce sont les clients qui nous inscrivent et quand M6 a appelé l’an dernier, on savait déjà que le projet de vente était lancé. Sur le coup, j’ai été un peu surpris mais surtout, content. Pour moi car c’était l’occasion de finir en beauté et content pour Gaëtan car participer à une telle émission, ça amène forcément une plus value », explique Quentin Verhaeghe, l’ancien patron du « Fournil quercynois » qui a passé le flambeau, le 1er février, à son chef pâtissier, Gaëtan Marche.
À lire aussi :
“Depuis que je le connais, il me dit qu’il la rachètera” : l’enfant du village va enfin pouvoir racheter la seule boulangerie du coin
Depuis, ce jeune père de famille de 30 ans qui rêvait de reprendre l’unique boulangerie de son village s’échine à proposer du 100 % fait maison à moindre coût dans ces deux charmantes cités médiévales. « Proposer des produits simples et bons pour pas cher, c’est notre argument phare. Mais à la télé, il n’y a pas de notion de prix. C’est beaucoup de travail et ce n’est juste pas la même gamme de produits qu’on peut retrouver en ville », estime Gaëtan Marche, pétri d’humilité. Pourtant, des fraisiers maison à 3 €, ça fait rêver beaucoup de citadins.
« Le Fournil est une petite boulangerie qui ne peut pas faire face à de grosses machines où il y a six vendeuses et 40 mètres linéaires de snack salé. Ici, le pain correspond à 60 % des ventes », étaye Quentin Verhaeghe, le jeune retraité de 38 ans qui a déjà des projets plein la tête. Alors bénéficier, même le temps d’une journée, des conseils avisés de ténors de la profession, cela ne se refuse pas. « Ça nous a demandé beaucoup de travail en amont car évidemment, on voulait être au top le jour-J. Et bien sûr, 15 jours avant le tournage, on s’est pris un contrôle sanitaire. Qui s’est très bien passé ! », rigolent les deux complices.
« Aucune prise n’a été refaite »
Il y a fort à parier qu’ils faisaient un peu moins les malins lorsqu’ils ont vu débarquer Bruno Cormerais et ses acolytes dans leur magasin. C’était un matin brumeux comme on les aime (ou pas) en Tarn-et-Garonne. Des drones au-dessus de la collégiale, des cadreurs sur le pas de la porte et un joli coup de projecteur pour ce village haut perché de 1 600 âmes. « On a dû relever trois défis. Ça faisait drôle d’avoir une caméra à 12 centimètres de moi mais l’équipe de tournage a été très prévenante et Bruno nous a donné de bons conseils, entre deux blagues. On n’avait à se soucier de rien », raconte Gaëtan Marche. « On n’a eu aucun texte à lire, aucune prise n’a été refaite. On a pris du plaisir et on s’est régalés », salue Quentin Verhaeghe.

Des mois qu’ils tiennent leur langue sur l’issue de ces joutes gourmandes du Quercy. « Bon, je ne vais pas vous mentir, ma femme le sait mais ça ne s’est pas ébruité. J’ai été surpris car même les clients ont joué le jeu : personne n’a demandé si j’avais gagné ou perdu », glisse Gaëtan Marche qui redoute déjà de se voir à l’écran au milieu de son salon. « Je sais que ça va amener du monde ici mais je garde surtout en tête le souvenir du tournage. »

