Les prix du carburant ont augmenté depuis le début de la semaine en raison de la guerre au Moyen-Orient. Le gouvernement annonce qu’il va mener des contrôles et indique qu’il n’y a pas de risque de pénurie.
Si vous avez fait le plein d’essence depuis lundi, vous l’avez constaté : les prix du carburant ont augmenté de plusieurs dizaines de centimes d’euros. Il s’agit d’une conséquence directe de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël au Moyen-Orient. Les prix moyens à la pompe sur la France entière se montent à 1,897 € le SP98 (+ 2,6 centimes depuis une semaine), 1,748 € le SP95-E10 (+ 2,7 centimes) ou 1,763 € le gazole (+ 4,5 centimes), selon Carbu.com.
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Interrogé sur France Info ce mercredi matin, le ministre de l’Économie Roland Lescure a dit avoir constaté “une hausse de quelques centimes” à la pompe. Une hausse “normale compte tenu de la hausse des prix du pétrole”, estime-t-il.
Néanmoins, il a annoncé que le gouvernement allait lancer des opérations de contrôle des prix pour s’assurer que l’augmentation des tarifs du carburant reste “raisonnable” par rapport à la hausse du prix du baril de pétrole. Ces contrôles seront menés par la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes). À 11h ce mercredi matin, le cours du pétrole Brent était de 83,32 $ contre 65,71 $ il y a une semaine.
? Guerre au Moyen-Orient ➡️ “Je ne tolérerai pas qu’il y ait des hausses de prix à la pompe, qui aillent au-delà de ce que la hausse du pétrole justifie”, déclare Roland Lescure. pic.twitter.com/8E41Dcy2sq
— franceinfo (@franceinfo) March 4, 2026
Une hausse “contenue et limitée”
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a indiqué, de son côté sur RMC et BFMTV, qu'”à court terme, on peut s’attendre à une hausse de quelques centimes, contenue et limitée”. Elle ajoute qu’il s’agit d’une moyenne et qu’il y aura des “différences d’une station-service à une autre”. À quoi faut-il s’attendre ces prochaines semaines ? “Pour la suite, cela dépendra de l’intensité du conflit”. Dimanche dernier, Michel-Edouard Leclerc, le leader de la grande distribution en France, prévoyait qu’une “nette hausse des marchés” d’hydrocarbures était “à prévoir”.
Pas de risque de pénurie
Inutile de se ruer à la pompe : le gouvernement affirme qu’il n’y a “aucun risque de rupture d’approvisionnement” de carburant en raison de “stocks” et d’importations d’origines diversifiées.
Interrogée sur l’éventualité de mesures à prendre pour compenser une hausse marquée, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a répondu qu’il était “beaucoup trop tôt pour parler de cela”.

