À Montauban, la « guerre » des salles de sport s’intensifie. Une troisième grande enseigne nationale s’apprête à s’installer dans le quartier d’Aussonne, à seulement quelques minutes à pied de ses concurrents.
À peine cinq minutes de marche séparent les (bientôt) trois plus grandes salles de sport d’Ausonne à Montauban. On Air Fitness, qui gagne du terrain sur le marché français, vient s’implanter comme Fitness Park il y a un an et demi, dans la zone nord de Montauban.
Avec une ouverture prévue pour mi-avril, On Air Fitness, déjà installé à Blagnac (Haute-Garonne), veut continuer sur sa lancée en ouvrant sa deuxième salle en Midi-Pyrénées dans la ville d’Ingres, au 700 avenue de Paris. Un secteur toujours aussi dynamique. On compte aujourd’hui 5 600 salles de sport en France, un chiffre en constante augmentation, dont plus d’une dizaine rien qu’à Montauban.
Similaire aux enseignes voisines, le concept d’On Air se veut un peu plus qualitatif que le reste. « On Air est un peu plus premium que les autres enseignes de la zone », explique Pascal Viéville, gérant du futur club de Montauban.
Avec un espace de détente et de restauration, le gérant entend proposer plus qu’une simple salle de musculation : « Ici, on vient faire son sport mais on vient aussi passer un moment de détente. Quand on passe dans une salle On Air, généralement on s’en souvient. »
Des espaces dédiés aux femmes
Comme dans les autres On Air, un espace de la salle de musculation sera uniquement réservé aux femmes, ce que ne propose pas Fitness Park ou Basic Fit. Un argument de poids qui pourrait faire changer d’avis certaines pratiquantes inscrites dans d’autres salles. Quant aux prix, les mensualités sont légèrement plus élevées chez On Air que chez les autres. Comptez environ 40 euros par mois pour l’abonnement « original », alors qu’on oscille entre 25 et 35 euros par mois ailleurs.
Avec plus de 100 clubs déjà en place, la marque française compte grappiller des clients chez ses voisins, mais aussi attirer de nouvelles personnes. « Bien sûr qu’on va vouloir chercher des clients qui viennent de la concurrence », explique Pascal Viéville.
L’abonnement est peut-être un peu plus cher chez lui, mais le gérant met en avant un autre argument : « Dans nos offres il n’y a pas de durée obligatoire d’abonnement, seulement un préavis de trois mois. Il y aura donc sans doute moins d’hésitation au moment de choisir », explique-t-il.
Le sportif montalbanais aura donc l’embarras du choix au printemps prochain parmi les offres des grandes enseignes de salle de sport. Entre positionnement premium, espaces dédiés et flexibilité des abonnements, la bataille se jouera autant sur l’expérience proposée que sur les tarifs, alors que de plus en plus de personnes entre 18 et 40 ans sont intéressées par ce genre de services.

