February 28, 2026

Municipales 2026 : le Conseil d’État confirme le classement de LFI à l’extrême gauche et de l’UDR d’Eric Ciotti à l’extrême droite

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Saisi par La France insoumise et l’UDR d’Éric Ciotti, le Conseil d’État a validé leur classement respectif à l’”extrême gauche” et à l’”extrême droite” pour les municipales de 2026. Une décision inédite pour le mouvement de Jean-Luc Mélenchon.

Le Conseil d’État a validé, vendredi soir, la décision du ministère de l’Intérieur de classer La France insoumise (LFI) à l “extrême gauche” et l’Union des droites pour la République (UDR), le parti d’Éric Ciotti, à “l’extrême droite” en vue des élections municipales de 2026. Les deux formations avaient saisi la plus haute juridiction administrative pour contester cette catégorisation.

Dans un communiqué, le Conseil d’État estime que, ” compte tenu de la situation politique prévalant pour les élections municipales de 2026 et des alliances observées pour ces élections”, ces classements ne sont pas entachés “d’une erreur manifeste d’appréciation”.

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C’est une première pour La France insoumise, fondée en 2016 par Jean-Luc Mélenchon. Le parti, qui se définit comme appartenant à la gauche radicale, était jusqu’ici classé à gauche. En 2024 encore, le Conseil d’État avait confirmé cette position. Mais une circulaire publiée début février par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a acté son repositionnement à l'”extrême gauche”.

“Appels à la désobéissance civile”

Pour justifier cette évolution, le ministère met en avant la “remise en cause très forte de l’autorité judiciaire” par le mouvement, ses “accusations systématiques” contre la police, ainsi que des “appels à la désobéissance civile”. Autant d’éléments qui traduiraient, selon Beauvau, une “évolution vers une forme de radicalité” et un éloignement des “valeurs universalistes républicaines”. “On ne truque pas les étiquettes politiques”, a défendu Laurent Nuñez, assumant ce reclassement.

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Du côté des Insoumis, la décision a suscité l’indignation. Le coordinateur du mouvement, Manuel Bompard, avait dénoncé une “stigmatisation” et accusé l’exécutif d’utiliser ces classifications à des fins politiques. S’il assure que l’étiquette “extrême gauche” n’est “ni infamante ni insultante”, il la juge en revanche “fausse”.

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