Malgré un “timing” toujours très serré lors de ses déplacements au Salon de l’agriculture, la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, n’oublie jamais de saluer les Aveyronnais présents à Paris. Et encore moins les producteurs de roquefort, ce fromage emblématique dont elle ne manque jamais de goûter quelques morceaux lors de sa visite…. Comme hier en fin de journée, au plus grand bonheur des éleveurs et exposants. Également à la tête de Régions de France, Carole Delga passera également cette journée de mercredi dans les allées du Parc des Expos. Avec de nombreuses rencontres et un credo toujours fort pour l’exécutif régional : une rémunération plus juste pour les producteurs, afin d’assumer une volonté de souveraineté alimentaire.
“C’est la solidarité du Salon” : le lait aveyronnais sert aux Corses !
C’est assurément l’une des attractions du Salon pour l’Aveyron. Matin et soir, devant un large public, les éleveurs de la Confédération générale de roquefort procèdent à la traite de la dizaine de brebis lacaune “montées” à Paris pour l’événement, en l’absence des stars habituelles : les bovins. Si la récolte reste modeste – cinq petits litres ce mardi matin, par exemple – elle illustre en tout cas la solidarité entre départements et régions. Le lait aveyronnais récolté file ainsi chez les voisins corses afin qu’ils confectionnent leur fromage en direct. Depuis l’ouverture, samedi, il sert aussi à remplir le biberon d’un agneau lotois, qui ne se rassasie pas suffisamment du lait de sa mère.”Une superbe idée””Franchement, c’est une superbe idée d’avoir installé cette salle de traite et cela nous donne des idées pour les prochaines éditions… On pourrait par exemple faire goûter ce lait de brebis que le grand public ne connaît pas vraiment. Et ce serait une belle surprise : car, malgré ce que l’on peut penser, il n’est pas si fort que cela”, se réjouit Anthony Soulié, éleveur pour roquefort à Sainte-Radegonde.Et bien sûr, il n’hésite pas à faire goûter aux visiteurs le plus vieux et le plus célèbre des fromages. Cette fois, les pièces sont directement importées de l’Aveyron : il n’existe pas encore de cave d’affinage au Parc des expositions.

