L’accident ferroviaire d’Andamuz, en Espagne, qui a coûté la vie à 46 personnes, suscite une vive controverse. La Garde civile accuse le gestionnaire du réseau ferroviaire d’avoir déplacé des preuves cruciales. L’enquête se poursuit pour élucider les causes de cette tragédie.
Une polémique agite l’Espagne autour de l’accident ferroviaire qui a causé en janvier dernier la mort de 46 personnes et de nombreux blessés. La catastrophe, survenue à Andamuz sur l’axe Madrid-Séville, avait profondément choqué le pays. La Garde civile espagnole aurait porté plainte contre le gestionnaire du réseau ferroviaire, l’Adif, pour avoir déplacé des preuves sans autorisation préalable.
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Des débris de voies ferrées déplacées
D’après un document que s’est procuré le média espagnol RTVE, des employés de l’Adif ont pris des débris de voies ferrées pour les amener vers un centre de maintenance. Le problème est que ni la gendarmerie ni le juge en charge de l’affaire n’avaient été avertis. Pour les autorités, cette affaire interrompt le bon déroulement de l’enquête.
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Adif se llevó material del accidente de Adamuz sin autorización judicial, según la Guardia Civil.
El informe entregado en sede judicial también señala que la compañía “realizó ensayos” con las pruebas “sin informar de ello” y “sin haberlo solicitado”
https://t.co/qNbEVPCWk2 pic.twitter.com/Yn6zuQ8Czb— RTVE Noticias (@rtvenoticias) February 24, 2026
De son côté, l’Adif explique que les débris pourront toujours être analysés et qu’ils restent évidemment à disposition de la justice. Par ailleurs, ces débris sont précisément ceux que la Commission d’enquête sur les accidents ferroviaires (CIAF) souhaitait analyser.
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Des pillages juste après l’accident
L’affaire avait déjà connu une polémique lorsque certaines familles avaient déposé plainte auprès de la Renfe, l’entreprise publique ferroviaire. Elles estimaient que leurs affaires avaient été dérobées sur le site du sinistre par un groupe d’individus malintentionnés, quelques heures après l’accident.
Pour le moment, malgré cette incompréhension entre la gendarmerie et l’Adif, l’enquête suit son cours pour déterminer les raisons de la collision mortelle.

