February 24, 2026

Stade Toulousain : "Je pense que j’ai pris la meilleure décision en venant ici" reconnaît Alexandre Roumat

l’essentiel
Avant la rencontre face à Montauban, samedi à Ernest-Wallon (guichets fermés), le troisième ligne international nous conte son épanouissement au quotidien à Toulouse. Et assume son rôle de leader durant la période de doublons.

Contre le Stade Français, vous avez joué votre centième match avec Toulouse. Pensiez-vous atteindre ce chiffre en signant au Stade ?
Non, pas du tout. C’est quelque chose que j’ai eu la chance de réaliser à Bordeaux et que jamais je n’aurais cru réaliser ici. Cela s’est fait plutôt rapidement, donc c’est cool. Quand je vois les noms qui sont inscrits sur la plaque du club des 100 à chaque fois qu’on est dans le vestiaire, ça fait toujours plaisir de faire partie d’un petit cercle de joueurs. Il n’y a que des anciens joueurs qui sont des très grands joueurs. Donc je préfère faire partie de ce petit groupe.

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Vous êtes encore jeune pour vous retourner sur votre carrière mais qu’est-ce que vous retenez de vos années toulousaines ?
Franchement, je pense que j’ai pris la meilleure décision de venir ici. Ce n’était pas le choix le plus facile sur le papier. Mais en trois ans, j’ai eu la chance de remporter sur le plan comptable, quatre titres. Je m’épanouis à Toulouse. On a un groupe qui est juste exceptionnel. Je joue avec des joueurs qui sont vraiment à un niveau incroyable. C’est que du positif et je me régale au quotidien. Franchement, je suis très content d’évoluer au quotidien à Toulouse.

Et vous estimez avoir passé un cap en jouant à Toulouse ?
Oui, je pense que mon passage à Toulouse m’a obligé, au vu de la concurrence, au vu du niveau, à élever mon niveau, à essayer de continuer à progresser. Et en plus de ça, même si tout ce que j’ai vécu avant m’a aussi aidé, le fait de jouer au Stade Toulousain m’a permis aussi de goûter au niveau international. Et l’entourage dans lequel je suis, me permet de me régaler, de prendre du plaisir. Et je crois que, c’est quand on prend du plaisir et quand on se régale, qu’on arrive à exprimer toutes ses qualités.

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En période de doublon, est-ce que vous vous sentez investi d’un rôle de leader ?
Oui, forcément quand il y a davantage de jeunes, même si je ne suis pas le plus vieux. Mais c’est vrai que quand les mecs partent en sélection, on se retrouve quelques mecs autour de la trentaine qui sont forcément un peu plus expérimentés. Après, je crois qu’on a la chance d’avoir un groupe qui, malgré son jeune âge, quand on est en période de doublon, a beaucoup de maturité, beaucoup d’expérience. Les mecs qui ne sont malheureusement pas en équipe nationale, ça fait maintenant déjà deux, trois ans qu’ils prennent à chaque fois le “lead” sur les périodes de doublons. Donc chacun a une forme de responsabilité et chacun est plus ou moins leader. Bien sûr que des mecs comme Jack Willis, pour ne citer que lui, sont des joueurs qui, dans ces périodes, prennent un peu le relais. Moi, j’essaie de prendre la parole quand je sens que c’est nécessaire, mais pas davantage en période de doublon que d’ordinaire. Il faut juste essayer d’être le même dans toutes les périodes. Et essayer de se resserrer quand on est avec autant d’absents. Parce que forcément, on sait que si on n’est pas à 100-110 % de nos moyens, on a moins de qualité – j’ai envie de dire en termes de joueurs – que d’habitude.

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Comment expliquez-vous cette réussite de l’équipe pendant la période des doublons ? Parce que cela fait quelques années que ça dure maintenant.
Je pense que la première des choses, c’est qu’on a la chance d’avoir un effectif assez incroyable, que ce soit concernant la qualité des joueurs, des jeunes ou des mecs qui sont moins expérimentés, mais aussi concernant l’état d’esprit. Je pense que le match au Stade Français sera un match fondateur pour la suite de la saison, quand on voit l’état d’esprit. On n’a pas forcément fait un très joli match très sur le papier, même si on a essayé de produire du jeu. Mais sur l’état d’esprit, être capable d’aller se tester chez un gros du championnat, c’est assez important. Et puis, il y a un état d’esprit qui est assez différent, je dirais, quand on est sans les internationaux. Il y a une excitation particulière où, entre guillemets, on se retrouve sans toutes nos forces vives. Donc, on est obligé, en fait, d’accentuer la cohésion, la liaison, les liens entre nous. On s’envoie un petit peu comme des chiens, pour utiliser l’expression, et ça nous a réussis. Après, on est aussi conscients que lors du match au Stade Français, sur une action, cela aurait pu tourner en leur faveur. Mais je crois que sur l’état d’esprit, ce sont des semaines où on sait que si on n’est pas tous investi, on passe à la trappe. Donc en fait, on se resserre. Et après, la beauté du sport fait que parfois, on a des bons résultats.

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Et cela montre aussi que l’émulation est une des forces de ce groupe ?
Oui, clairement. Ça l’a toujours été. Je crois qu’à tous les postes, il y a une remise en question perpétuelle, permanente. Je pense que c’est ce qui nous permet de jamais, entre guillemets, nous reposer sur nos lauriers. Les gens, parfois, se demandent si on ne se lasse pas ou si c’est compliqué de toujours gagner. Mais en fait, on a un groupe qui veut tellement progresser, qui veut tellement essayer d’être meilleur en raison de cette émulation. On sait très bien que si on n’est pas à fond tout le temps, il y a un copain à notre place qui va prendre la place. Donc, on s’envoie et on essaye de toujours progresser. Je pense que ça nous tire vers le haut, nous permet de rester sur des bonnes dynamiques.

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