Lundi encore, un camion s’est encastré sous le pont “maudit” de l’avenue des Herbettes, à Toulouse, le quatrième en trois mois. D’ici fin mars, la mairie, qui a déjà dépensé beaucoup d’argent dans la signalisation, dégaine un nouveau dispositif, cette fois lumineux.
Sur Google Maps, un Toulousain s’est amusé à le renommer “le pont maudit”. C’est certainement ce que s’est dit encore lundi soir le chauffeur de ce petit camion qui a percuté de plein fouet le tablier de cet ouvrage SNCF qui surplombe l’avenue des Herbettes, dans le quartier de Montaudran à Toulouse.

Déjà en décembre, un camion réfrigéré s’était encastré, quinze jours après le fracassage d’un chauffeur qui avait carrément scalpé son véhicule au même endroit. Des mésaventures de ce type, il y en a plusieurs chaque année. À chaque fois, une interruption du trafic ferroviaire est nécessaire, ainsi que la circulation des voitures qui passent par là.
À lire aussi :
Encore un camion coincé : le “Pont maudit” de Toulouse fait une nouvelle victime
Pourtant, la signalisation ne manque pas autour du lieu pour rappeler que le passage y est limité aux véhicules de moins de 2,5 m de hauteur. L’inattention et le suivi à l’aveugle des GPS sont souvent à l’origine de ces accidents, et à chaque fois, la mairie doit refaire la signalisation.
Cette fois-ci, ce sera encore le cas. “En remplacement de la signalisation déjà en place sur le pont des Herbettes, deux structures sont en cours de fabrication, pour une installation fin mars”, précise la collectivité.
L’an dernier, le portique avait déjà été remplacé pour un coût de 18 000 euros. Il a été cassé et recassé depuis. Cette fois, en amont du dispositif de signalisation déjà en place, un portique supplémentaire, haut de 3 m, va être installé.
Portique avec dispositifs lumineux, “clignotant la nuit comme des flashes”
“Il comporte également des éléments mobiles placés à 2 m de haut. Si un camion les touche, son chauffeur aura la possibilité de tourner à droite, sans avoir à s’engager dans la descente menant sous le pont, et accéder ainsi au parking aménagé au niveau du 6 avenue des Herbettes pour y faire demi-tour”, précise la mairie de Toulouse.
Pour que les conducteurs ne le loupent pas, ce portique est également équipé de dispositifs lumineux, “clignotant la nuit comme des flashes, et d’un panneau rappelant la hauteur maximale autorisée pour passer sous l’ouvrage”.
Et comme cela ne peut pas suffire puisqu’il s’agit du pont maudit, en remplacement de l’actuel dispositif, un autre portique d’une hauteur de 3 m, équipé d’éléments mobiles situés à 2 m de haut, va être installé aussi. Si un camion d’un gabarit supérieur à 1,90 m se présente, “il heurte le dispositif, destiné à attirer l’attention des conducteurs qui peuvent s’arrêter et ne pas s’engager sous le pont”.
D’ici fin mars, il est donc nécessaire d’ouvrir l’œil. Mais à raison de quatre camions encastrés en trois mois, on se doute qu’il devrait y avoir encore un conducteur tête en l’air pour ne pas s’apercevoir que ça ne passe pas…

