Un incendie de cave s’est déclaré à Cahors, sous le magasin Pygmalion, dans la nuit du jeudi 19 février. Alertés par un policier hors service, les pompiers ont rapidement maîtrisé le feu. L’odeur persistante inquiète les commerçants et résidents.
“Mon chat a senti quelque chose dans la cage d’escalier. Il était très agité. Quand je suis allée le voir, j’ai vu de la fumée qui rentrait”, raconte calmement Marie-Ange*, âgée de 67 ans. Elle s’interrompt quelques instants, encore prise par l’émotion avant de reprendre : “J’ai cru que cela venait de la salle de bains, avant de comprendre que ça ne partait pas de chez moi.”

Ce jeudi 19 février, vers 20 heures, un feu de cave a débuté en dessous du magasin Pygmalion, à Cahors. C’est un fonctionnaire de police, qui n’était pas en service, qui a donné l’alerte. Les pompiers sont arrivés rapidement sur place. Trois véhicules, deux ambulances, ainsi qu’une vingtaine de soldats du feu. Vers 21 heures, dans la rue derrière les Halles, l’odeur de fumée était prenante.
“On a cassé les fenêtres…”
Quand ils sont arrivés sur les lieux, les pompiers ont procédé à la vérification de l’immeuble au-dessus. C’est à cet instant que Marie-Ange s’est signalée de la fenêtre du deuxième étage. Les casques rouges sont immédiatement venus la chercher, équipés de masques pour éviter de respirer la fumée. À l’intérieur, le chat de Marie-Ange, apeuré, a été pris de panique. La boule de poils s’est agitée et a tenté de fuir avant de griffer sa maîtresse ainsi qu’un pompier. “Il a eu très peur. Je suis très attachée à mon chat, je sais que cela peut arriver dans la panique. J’avais un casque, c’était difficile pour lui de me reconnaître”, raconte la Cadurcienne. Pour la sécurité de l’animal, les pompiers ont pris la décision de le laisser sur le rebord de la fenêtre le temps de l’intervention. Prise en charge par les secours, Marie-Ange n’a pas été transportée à l’hôpital.

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“C’était plus de peur que de mal”, conclut la sexagénaire qui se réjouit d’avoir eu son fils, venu pour le week-end, à ses côtés. Le feu a rapidement été maîtrisé. “On a cassé les fenêtres pour entrer et s’assurer que personne n’avait fait un malaise dans un appartement”, ajoute un pompier, venu en renfort. Le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité, Enedis, est également intervenu pour couper le gaz. Sur place, huit policiers étaient présents pour assurer la sécurité.
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“On a eu la trouille de notre vie”
“Mon mari est parti dès qu’on a eu l’alerte”, lâche Julie Bertrand, gérante du magasin Pygmalion. Cette dernière a été alertée par ses proches. Ni une, ni deux, la Lotoise se précipite sur les lieux. “On m’a dit de me dépêcher car les pompiers m’attendaient. On a eu la trouille de notre vie puisque c’est notre magasin”, livre-t-elle, encore remuée et sous le choc. Vers 22 heures, elle a pu ouvrir les portes de son magasin pour aérer. Sa crainte ? Que l’odeur de fumée soit imprégnée sur les tissus qu’elle vend. “Tout ça, c’est neuf”, lance-t-elle en pointant la vitrine. Elle ajoute, en précisant que la cave d’où est parti le feu ne lui appartient pas : “J’espère que le propriétaire est bien assuré car s’il faut faire venir une entreprise spécialisée pour enlever les odeurs sur les textiles, cela va coûter cher”.

Avant de retourner à la caserne, les pompiers ont aéré l’ensemble de l’immeuble. Toutes les fenêtres étaient ouvertes. Avec le vent, les volets claquaient. Marie-Ange, abritée sous un porche à côté du magasin Pygmalion, conclut avec un timide sourire : “C’est surtout l’odeur qui va être dérangeante. Ce soir, je vais dormir à l’hôtel en face avec mon fils. Avant, nous rentrerons dans l’appartement pour consoler mon chat”.
* Le prénom a été modifié

