La crise financière frappe la nationale, avec Tarbes et Bourg-en-Bresse en difficulté. Le Stado pourrait déclarer forfait général, impactant légèrement le classement. Face à ces problèmes, le SCA, a opéré un tournant en 2024 qui s’avère aujourd’hui payant et le sécurise.
Après Blagnac et Hyères l’an passé, c’est au tour de Tarbes et de Bourg-en-Bresse d’être dans la tourmente. Le Stado a officiellement fait forfait pour son match d’aujourd’hui à Massy, avant un probable dépôt de bilan. Ce qui pourrait entraîner un forfait général du club.
Ce forfait n’aurait cependant pas de grande incidence sur le classement, toutes les équipes, sauf Bourgoin, ayant battu les Hauts-Pyrénéens. En cas de forfait général, chaque équipe prend 5 points. Le classement varierait juste d’un point pour certains. Et dans les six premiers, seuls Chambéry et Périgueux sont concernés. Pour l’instant, les clubs sont dans le brouillard comme en témoigne le président du SCA. “Nous n’avons aucune information sur un forfait ou sur une redistribution des points. On attend”.
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Seul changement pour le SCA, le 20 mars, les “jaune et noir” ne se rendront pas à Tarbes. Ils auront donc trois semaines d’arrêt entre leur match phare contre Narbonne, le 6 mars et leur déplacement à Rennes le 28 mars. Un repos pas toujours facile à gérer quand approche la fin du championnat et qu’il va falloir gagner le maximum de matches pour conserver la tête du classement.
Autre interrogation : le sort de Bourg-en-Bresse qui vient jouer à Albi aujourd’hui. Le club a été relégué en Nationale 2 par la fédération mais a fait appel de la décision.
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Pour le président, ces deux nouvelles affaires illustrent bien le problème de la Nationale. “Dans tous les clubs, il n’y a quasiment que des joueurs professionnels. Et nous n’avons aucune retombée financière”, argumente Jean-Pierre Faure. Pour s’en sortir, il faut avoir un gros réseau de partenaires. Ce qui est heureusement le cas du club tarnais qui en compte plus de 300. “Et nous, nous avons la chance d’avoir la mairie et le Département qui nous aident”, ajoute le président.
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Ces dernières années, pour monter et être prêts à monter en Pro D2, les clubs se sont lourdement “armés”, notamment avec l’arrivée de nombreux joueurs étrangers. Les budgets ont lourdement augmenté et financièrement, cela devenait intenable.
C’est pour cette raison qu’en 2024 le SCA a pris un virage à 180 degrés, sous la présidence d’Alain Roumégoux, en misant sur la jeunesse et la formation. “Nous ne sommes pas les seuls à le faire. Aujourd’hui, mis à part Nice, tous les clubs reviennent à la formation, avec de jeunes joueurs”, commente Jean-Pierre Faure.
Mais la grande chance du SCA, aujourd’hui, dans ce marasme, est le partenariat historique qu’il a signé avec le Castres Olympique. Le club du sud du Tarn prête gratuitement des joueurs, qui viennent gagner du temps de jeu et s’aguerrir au SCA, avant de retrouver un jour les pelouses du Top 14 à l’instar de Simon Meka. Jusqu’ici, la formule a plutôt bien fonctionné, le SCA étant solidement installé dans les premières places du championnat.
Néanmoins, l’équilibre reste fragile. C’est pour cette raison que, comme ses confrères, le président du SCA demande plus d’aides de la part de la fédération. “On le dit depuis la création de la Nationale. Aujourd’hui, on a un peu de retours avec la TV, mais pas financiers”, conclut-il.

