February 19, 2026

Donald Trump s’apprête-t-il à frapper l’Iran ? Ces éléments qui laissent penser qu’une attaque est imminente

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Alors que les pourparlers n’ont jusqu’ici mené à aucun accord sur le nucléaire, les tensions entre les États-Unis et l’Iran s’intensifient. Selon plusieurs médias américains, Washington pourrait frapper le pays dès ce week-end. Plusieurs signes suggèrent qu’une intervention militaire est en préparation.

Les Etats-Unis sont-ils sur le point d’engager une opération militaire en Iran ? Alors que les deux pays avaient repris les pourparlers ces derniers jours, les tensions restent vives sur le sujet du nucléaire. Plusieurs éléments laissent à penser que Washington se prépare à une frappe dans les prochains jours, voire dès ce week-end selon plusieurs médias américains.

Donald Trump y “réfléchit beaucoup”

L’armée américaine serait prête à frapper l’Iran “dès ce week-end” mais Donald Trump n’a pas encore pris de décision définitive. “Il passe beaucoup de temps à réfléchir à cette question”, a confié une source à CNN. Le calendrier pourrait s’étendre au-delà de ce week-end précise de son côté CBS News, citant des sources proches des discussions en cours à la Maison Blanche. Selon le Wall Street Journal, citant des responsables américains anonymes, Donald Trump a été informé d’options militaires, dont une visant à “tuer nombre de dirigeants politiques et militaires iraniens, afin de renverser le gouvernement”.

Des mouvements dans les airs, en mer, et un deuxième porte-avions en route

Des données Open Source attestent de larges mouvements de la flotte militaire américaine vers le Moyen-Orient. Les États-Unis disposent déjà dans la région du porte-avions USS Abraham Lincoln et son groupe aéronaval, comprenant avions de chasse, missiles Tomahawk et navires d’escorte, sont déjà dans la région. Selon les médias américains, un second porte-avions, le USS Gerald Ford, est en route vers le Moyen-Orient. Mercredi, il se trouvait au large des côtes de l’Afrique de l’Ouest selon les données de suivi des navires maritimes. Les Etats-Unis disposent par ailleurs de dizaines de milliers de soldats dans des bases dans la région, certaines potentiellement vulnérables en cas de contre-attaque iranienne.

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Du personnel retiré de la région

Autre élément qui tend à suggérer une intervention prochaine, le Pentagone va, selon CBS News, temporairement retirer une partie de son personnel de la région du Moyen-Orient au cours des trois prochains jours en prévision d’une éventuelle action ou de contre-attaques de l’Iran si les États-Unis décidaient de poursuivre leur opération.

La Pologne appelle ses ressortissants à quitter l’Iran

Jeudi, le Premier ministre polonais a appelé ses concitoyens à quitter l’Iran “immédiatement”, face à la possibilité de frappes américaines dans ce pays. “Je demande à toutes celles et ceux qui se trouvent encore en Iran de quitter immédiatement” ce pays, a déclaré Donald Tusk à la presse, estimant que la possibilité d’un conflit ouvert est “très réelle”, même dans les heures qui suivent.

Vers une attaque coordonnée avec Israël ?

Une intervention américaine pourrait par ailleurs se coordonner avec une attaque israélienne. En décembre dernier, lors d’une réunion à Mar-a-Lago, Donald Trump a assuré à Benjamin Netanyahou qu’il soutiendrait des frappes israéliennes sur l’Iran si aucun accord n’était conclu avec Téhéran. En juin dernier, les Etats-Unis avaient déjà bombardé des installations nucléaires iraniennes pendant l’offensive israélienne dans le pays qui a duré 12 jours. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, doit se rendre en Israël le 28 février.

Toujours aucun accord sur le nucléaire iranien

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Ce jeudi, l’Iran a à nouveau défendu “son droit” à l’enrichissement nucléaire face aux mises en garde américaines. Le programme iranien “progresse conformément aux règles de l’Agence internationale de l’énergie atomique, et aucun pays ne peut priver l’Iran du droit de bénéficier pacifiquement de cette technologie”, a déclaré le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Mohammad Eslam. L’Iran dément chercher à se doter de l’arme nucléaire, comme l’en accusent les pays occidentaux et Israël.

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