February 19, 2026

Accusé de trois meurtres et de huit tentatives d’assassinats, il dit avoir tué sa cousine de 5 ans pour "ne pas devenir pédophile"

l’essentiel
Le procès d’Abraham Bomela, accusé de triple assassinat, a démarré cette semaine à La Réunion. Accusé d’avoir tué trois personnes en 2023 à La Possession, dont sa mère et sa cousine de cinq ans, le mis en cause a tenu des propos troublant ce mardi, affirmant avoir poignardé l’enfant pour ne pas devenir pédophile, assurant devant la cour que la fillette l’avait provoqué.

Il est accusé d’avoir tué trois personnes et d’avoir tenté d’en assassiner huit autres. Devant la cour d’assises de Saint-Denis à la Réunion ce mardi 17 février, Abraham Bomela a tenu des propos glaçants. Jugé pour un triple assassinat commis en 2023 à La Possession, dont celui d’une fillette de cinq ans, il affirme avoir agi pour “ne pas devenir pédophile”, raconte l’AFP.

Après avoir entendu ses proches la veille, la cour s’est penchée ce mardi sur les témoignages des victimes de son périple meurtrier du 28 octobre 2023. L’accusé est poursuivi pour le meurtre de sa mère, de sa petite-cousine de 5 ans et d’un agent d’entretien, ainsi que pour huit tentatives d’assassinat. Interrogé sur ses motivations, l’accusé a livré une explication pour le moins choquante. Il prétend avoir tué sa cousine de 5 ans pour “ne pas devenir pédophile”, affirmant que la présence de l’enfant était une “provocation”. “Je ne l’aimais pas car elle me provoquait pour me rendre pédophile”, a déclaré l’accusé d’une voix dénuée d’émotion en parlant de la fillette à laquelle il a reconnu avoir porté plusieurs coups de couteau. “Je me méfiais de la petite, je ne voulais pas passer à l’acte sexuel alors je l’ai tuée”, a-t-il encore déclaré.

“Envie de tuer tout le monde”

Selon l’enquête, Abraham Bomela, 38 ans à l’époque des faits, avait d’abord poignardé sa mère au domicile familial puis mortellement agressé sa cousine présente sur les lieux. Au volant de son véhicule, il avait ensuite foncé dans les rues, percutant sur son passage un joggeur, un conducteur de scooter, un motard, ainsi que des clients d’un supermarché en train de ranger leurs courses, allant jusqu’à rouler sur l’un d’eux.

Face à l’ampleur de la situation, près de 70 militaires avaient été mobilisés, dont 25 gendarmes du GIGN. L’homme s’était finalement retranché dans une agence bancaire du centre-ville, où il avait poignardé un agent d’entretien qui avait succombé durant son transport à l’hôpital. Au cours de l’assaut, il avait blessé un gendarme et avait lui-même été blessé.

“Avec la colère”, il avait “envie de tuer tout le monde”, a expliqué l’accusé, interrogé sur ce déchaînement de violence. “Je sais que j’ai tout perdu, je suis très en colère, j’ai tué ma maman à cause de la petite”, a-t-il encore ajouté, faisant une nouvelle fois porter la responsabilité de son périple meurtrier à enfant de cinq ans.

La question du discernement au cœur des débats

Au cœur des débats se trouve la santé mentale de l’accusé. Les experts psychiatres ont conclu à une altération du discernement au moment des faits. Si celle-ci est retenue par les jurés lors du verdict attendu ce vendredi, la peine encourue passerait de la réclusion criminelle à perpétuité à 30 ans de réclusion.

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