February 19, 2026

VIDEO. Il achète sur Facebook une Ferrari à 28 000 euros et comprend très vite pourquoi elle est la moins chère du monde

l’essentiel
L’équipe YouTube irlandaise “Drift Games” pensait avoir déniché l’affaire du siècle : une Ferrari F430 affichée à seulement 28 000 euros. Mais derrière cette carrosserie de rêve se cachait une réalité technique qui ferait faire une attaque cardiaque à n’importe quel puriste de Maranello.

Une Ferrari pour quelques milliers d’euros de plus qu’une Renault Clio neuve ? Sur le papier, l’annonce repérée sur Facebook Marketplace avait de quoi rendre fou, reconnaît le magazine SportAuto. Quand on sait qu’une F430 d’occasion se négocie entre 110 000 et 125 000 euros, les 28 000 euros demandés ici auraient dû servir d’avertissement. Les youtubeurs de Drift Games ont pourtant sauté dans un ferry direction le Royaume-Uni pour récupérer ce qui s’avère être une véritable “voiture Frankenstein”.

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Le prix dérisoire s’explique d’abord par un historique administratif digne d’un roman d’espionnage. Née aux États-Unis, la voiture y est déclarée épave après un grave accident. Elle entame alors une errance improbable : Belgique, Dubaï, retour en Belgique, avant d’échouer outre-Manche. À chaque frontière, les marques de ses accidents restaient bien visibles.

Un moteur Volkswagen sous le capot

Le choc le plus brutal survient à l’ouverture du capot. Le mythique V8 italien de 490 chevaux a tout simplement disparu. À sa place, les mécaniciens ont découvert un VR6 Turbo de 2,8 litres chipé à une Volkswagen. La boîte de vitesses et la transmission proviennent, quant à elles, de chez Audi. À l’intérieur, c’est le désert : ni sièges, ni volant, juste un faisceau électrique “maison” mélangeant des pièces de tout le groupe allemand.

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Pour les amoureux de la marque, cette voiture est une insulte au patrimoine automobile. Pourtant, pour les spécialistes du drift (dérapage), cette aberration est une bénédiction. La mécanique allemande, plus robuste et moins coûteuse à entretenir que l’orfèvrerie italienne, constitue une base idéale pour être maltraitée sur circuit. Cette Ferrari n’en a donc plus que le nom, mais elle s’apprête à entamer une seconde vie, loin du prestige des salons, dans la fumée des pneus brûlés.

Pourquoi ces Ferrari “pas chères” sont des pièges

L’histoire de ces youtubeurs n’est pas un cas isolé, mais elle montre bien les risques que l’on prend en cherchant une voiture de sport au prix le plus bas possible.

Le coût de la remise en état : Un exemplaire brûlé ou accidenté, comme ceux achetés par d’autres youtubeurs pour 10 000 ou 50 000 euros, nécessite souvent un investissement trois fois supérieur à son prix d’achat pour redevenir “roulable”.

La décote irréversible : Une Ferrari dont le moteur d’origine a été remplacé par une pièce d’une autre marque perd instantanément 90 % de sa valeur de collection. Elle devient invendable dans le réseau officiel.

Les risques administratifs : Faire immatriculer une voiture “hybride” (châssis Ferrari, moteur VW) est un parcours du combattant légal, souvent impossible sans une homologation à titre isolé extrêmement coûteuse.

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