Le 16 février 2026, une impressionnante avalanche de poudreuse s’est déclenchée au-dessus de Breuil-Cervinia, dans la Vallée d’Aoste, en Italie. Si les vidéos virales ont laissé craindre le pire pour la station, les experts et le personnel local rassurent : le village n’a jamais été en danger. Voici pourquoi.
Les images sont à couper le souffle : un immense nuage blanc dévalant les pentes du Cervin, dans la Vallée d’Aoste, en Italie, pour s’abattre semble-t-il directement sur les chalets et les skieurs. Pourtant, derrière l’aspect apocalyptique de cette tempête de neige, se cache un phénomène naturel bien connu des montagnards, amplifié par un simple effet d’optique.
ud83cudfd4ufe0f Video di Jean Chiementin di una valanga che nella giornata di oggi ha raggiunto il compressorio sciistico di Courmayeur (AO).
Il pericolo valanghe nelle Alpi Valdostane rimane 4 su 5. Distacchi si sono segnalati anche a Cogne e Gressoney. pic.twitter.com/P3j0IphQOD
— Italia 24H Live ud83dudd34 – Notizie dall’Italia (@Italia24HLive) February 17, 2026
Interrogé par le Corriere della Sera, le personnel de l’hôtel V Retreats Cervino, que l’on voit au premier plan sur les vidéos, est catégorique : il s’agit d’une question de perspective. Le village est situé dans un renfoncement naturel qui le protège des coulées. Si le souffle de l’avalanche a bien apporté une fine poussière de neige jusqu’au centre-ville, la masse de neige réelle s’est arrêtée bien avant les premières habitations. Aucun dégât ni blessé n’est à déplorer.
À lire aussi :
Le skieur en hors-piste est enseveli par l’avalanche qu’il déclenche, il s’en sort en creusant un trou pour respirer
L’illusion d’une catastrophe
Ce type d’événement, appelé “avalanche de poudreuse” ou “déflagration”, se produit une à deux fois par an dans la région. Contrairement aux avalanches de neige humide, plus lentes et lourdes, celle-ci génère un aérosol – un nuage de cristaux très fins portés par une onde de choc – capable de parcourir de longues distances et de donner cette impression de tempête géante.
À lire aussi :
Ils déclenchent volontairement une avalanche : la coulée de neige ensevelit le télésiège et sa gare, causant des dégâts “conséquents”
Le contexte était pourtant particulièrement instable. Après 36 heures de chutes de neige intenses et des vents violents, le risque d’avalanche était monté à 4 sur 5 dans toute la vallée d’Aoste. Si la plupart des coulées sont déclenchées artificiellement par les pisteurs pour sécuriser le domaine, celle-ci était d’une magnitude exceptionnelle.
Les différents types d’avalanches
Toutes les coulées de neige ne se ressemblent pas. On en distingue principalement trois types, chacun ayant un comportement différent :
L’avalanche de neige poudreuse (celle de Cervinia) : Elle se forme après de grosses chutes de neige froide. Elle crée un nuage d’aérosol très rapide (jusqu’à 300 km/h) qui peut sauter des obstacles.
L’avalanche de plaque : C’est la plus dangereuse pour les skieurs. Une couche de neige compacte se détache d’un coup sur une couche fragile, comme un tapis qui glisserait sur un sol savonneux.
L’avalanche de neige humide : Elle survient souvent au printemps avec le réchauffement. La neige lourde et gorgée d’eau coule lentement, comme de la lave, mais sa force de broyage est immense.

