Un match à oublier. Le trajet du retour a sans doute été long, très long pour les Tarn-et-Garonnais largement dominés en Loire Atlantique.
Au terme d’un déplacement de plus de 500 kilomètres en car face à un concurrent direct dans la course aux phases finales en Loire-Atlantique, les « Ciel et blanc » sont passés à côté de leur rencontre. Au cours d’une saison, il arrive que certaines rencontres soient sans éclat, de celles dont le débriefing vidéo, la semaine suivante, laisse peu d’enseignements positifs à retenir. Peu de satisfactions, des soutiens absents, des fautes évitables, un manque de pragmatisme… Le déplacement en région Pays de la Loire, au stade Pascal-Laporte s’est malheureusement apparenté à ce type de rendez-vous manqué pour les Tarn-et-Garonnais. Qui aurait pu imaginer que l’équipe battue 51 à 3 ce soir occupait une position supérieure au classement avant la rencontre ? Peu d’observateurs l’auraient sans doute cru. Le long périple, avec près de 500 kilomètres à parcourir pour rallier Nantes, a semblé peser durant les quatre-vingts minutes. Comme si cela ne suffisait pas, le Stade nantais évolue sur une pelouse synthétique, surface particulièrement rapide, qui a considérablement compliqué la tâche des Valenciens. En raison des conditions météorologiques, ces derniers s’étaient entraînés exclusivement en salle la semaine précédente, un paramètre que le manager général Nicolas Crubilé n’a pas éludé : « Le rythme a été à l’avantage de Nantes, notamment sur les trente dernières minutes. »
paroles
Alain Demo (coprésident) : « On a pris une grosse, grosse, grosse défaite à Nantes. Il y a des explications, oui ; l’équipe nantaise, qui est entièrement professionnelle, qui veut monter en Pro D2. Cette grosse défaite va nous servir de leçon pour rebondir dès la venue de Marmande. Il nous reste cinq matchs, dont trois à la maison. On ne jouait pas la qualif aujourd’hui, donc on va on va rebondir dans 15 jours contre Marmande mais c’est vrai qu’il y a eu des intentions de notre part la part mais en face il y avait une grosse équipe. On a fait quelques erreurs, on prend deux cartons jaunes et puis voilà après on est trop indisciplinés. Il n’y a pas un tel écart entre les deux équipes et j’espère que cette équipe de Nantes, on les reprendra en barrage. Je ne parlerai pas d’arbitrage, mais Nantes est une bonne équipe. »
Nicolas Crubilé (manager) : « Ce match me fait penser un peu au match de Drancy surtout en deuxième mi-temps (les Valenciens s’étaient inclinés 51 à 25, NDLR). Voilà où ça va vite, on est un peu en difficulté sur le rythme. Toute la semaine, on s’entraîne en salle, on sait que sur les surfaces rapides, il faut toucher des vitesses max. Et aujourd’hui, on en a manqué un peu. Après, on manque de précision dans les zones de marque, on ne concrétise pas et derrière, sur les mêmes actions, on reprend des points et ce qui fait que le score est lourd. La semaine dernière on n’était pas les champions du monde et aujourd’hui on n’est pas les plus nuls. On est juste une équipe qui travaille et qui a besoin encore de travailler. Bravo à Nantes et, nous, on doit préparer Marmande et puis derrière Mauléon. »
Recueilli par notre correspondant Michel Bony.
Un déplacement à contresens
Le match aller avait souri aux Tarn-et-Garonnais. Samedi soir, les 1 800 supporters nantais ont rapidement compris que l’heure de la revanche avait sonné. Dès l’entame, les locaux ont imposé leur rythme : 10 à 0 après treize minutes de jeu. Un essai inscrit par leur nouveau demi de mêlée, juste avant la pause, au terme d’une action conclue sans la moindre passe, a durement sanctionné les Valenciens. Entre-temps, Piquemal avait toutefois inscrit une pénalité, évitant aux siens de rentrer bredouilles de la cité des ducs de Bretagne. À la mi-temps, l’écart était déjà conséquent : 20 à 3.
Le second acte s’est révélé encore plus délicat. Réduits à quatorze à deux reprises en raison de deux cartons jaunes, les visiteurs ont subi l’accélération des trois-quarts nantais, bien décidés à hausser le tempo. Quatre essais supplémentaires ont été encaissés, dont deux dans les cinq dernières minutes, alors que les Valenciens semblaient avoir définitivement cédé pour s’incliner 51-3. Le manque de pragmatisme dans les zones de marque lors du premier acte n’a pas permis à Valence d’Agen d’espérer exister davantage, comme l’a reconnu son manager : « Sentiment de déception, j’ai un peu de frustration d’avoir manqué d’efficacité dans les zones de marque, ce qui nous a coûté cher. Ce soir, on prend une claque dans la gueule. »
Et maintenant. Réception de Marmande le dimanche 1er mars pour les Valenciens (15 h 15).
NANTES 51 VALENCE D’AGEN 3
MT : 20-3 ; arbitres : M. Florian Estève, assisté de MM. Fabrice Alejo, et Sébastien Usson.
Vainqueurs : 6 E Barrais (1), Nicolas (37), Gallo (55), Onesime (60), Mamfoumby (77), Belleteste (79) ; 5 T (1, 37, 55, 60, 77, 79), et 3 P (13, 25, 51) Pierre.
Vaincus : 1 P Piquemal (22).
Evolution du score : 7-0, 10-0, 10-3, 13-3, 20-3 / 23-3, 30-3, 37-3, 44-3, 51-3.
STADE NANTAIS. Malaboeuf ; Onesime, Olivier, Belleteste, Aubert ; (o) Pierre, (m) Nicolas ; Barrais, Ram, Baget ; Tsukhishvili, Souvent (cap), Kolivai Dit Kovaetupu, Suta, Tassignon. Sur le banc des remplaçants : Gallo, Mamfoumby, Suve, Tokaibai, Lucas, Enger, Ogor, Marciniek.
Carton jaune : Ram (69).
AVENIR VALENCIEN. Piquemal ; Swanepoel, Fabre, Lecareux (cap), Moulies ; (o) Provost, (m) Pouzoullic ; Rivier, Lolesio, El Bechir ; Feuillerat, Zaitri ; Meksoud, Laumond, Agueni. Sur le banc des remplaçants : Alleaume, Gros, Boue, Essid, Dulay, Henric, Dellac, Benlebbad.
Cartons jaunes : El Bechir (51), Rivier (59).
Espoirs nationaux. Nantes-Valence d’Agen : 27-7.

