La bijouterie de luxe Frayssinet Joaillier déménage dans le centre-ville de Toulouse avec un espace de 120 m². Rolex, Cartier et Messika y sont à l’honneur. Ce nouvel écrin renforce l’attrait de la ville pour le luxe.
Les vitrines de cette nouvelle bijouterie de luxe brillent de mille feux, à l’angle de la rue des Arts et de la rue Cantegril. À l’heure ou les fermetures sont plus fréquentes que les inaugurations, dans le centre-ville toulousain, le groupe Frayssinet Joaillier vient d’ouvrir un écrin flamboyant de 120 m². Il abrite les montres de ses deux marques “locomotives”, leaders sur le marché – Cartier, en exclusivité, et Rolex – mais aussi Messika, Tudor, Tag Heuer ou encore Chanel. À l’intérieur, Rolex dispose de son propre espace, de 30 m² : marbre vert, boiseries, lustres en verre fumé, l’esthétique de la marque est présente. Une trentaine de modèles y sont en exposition, les autres sont disponibles à la commande. Les travaux ne sont pas terminés, l’espace Cartier devrait quant à lui être prêt début avril.
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L’enseigne Frayssinet était déjà présente rue des Arts, sur le trottoir d’en face, mais le local de 28 m² était restreint. “Certains clients devaient attendre dehors, il n’y avait pas assez d’espace, confie Gilles Frayssinet, le PDG de l’entreprise basée à Montpellier. Nous avons voulu déménager pour nous agrandir.” Pour cela, trois locaux vacants et mitoyens ont été rachetés et réunis, ceux de Laguiole, GAS Bijoux et Handy. “Ça nous a pris trois ans. L’immeuble est magnifique, on voulait de beaux volumes, quelque chose de statutaire en termes d’immobilier, poursuit le PDG. L’objectif est d’offrir une expérience client complètement différente. Dans le luxe, il faut un environnement adapté. On a la chance d’avoir plusieurs boutiques (rue du Languedoc également, ndlr). On veut offrir une boutique très prestigieuse.”
“Une expérience digne d’une grande capitale”
Alors que Toulouse pleure encore le départ d’Hermès ou de Vuitton, le pari d’image de Frayssinet est une bonne nouvelle pour le secteur du luxe de l’hypercentre et le dynamisme commercial de la rue des Arts, qui héberge déjà une autre marque de montres de luxe : Breitling. Les deux se connaissent : Eric Bernadou (Breitling) avait vendu ses magasins à Gilles Frayssinet en 2017, et tous deux entretiennent de bonnes relations, malgré la concurrence.
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“Il y a de la place pour tout le monde. Nous sommes dans la troisième ville de France, il y a un marché pour le luxe ici. Nos concurrents, ce sont plutôt Barcelone, Londres ou internet. Il faut qu’on amène une expérience digne d’une grande capitale européenne à Toulouse”, ajoute Gilles Frayssinet.

Rolex et Cartier, les deux géants suisses de l’horlogerie de luxe, incarnent le prestige, chacun à leur façon. “L’un est plutôt masculin, l’autre plutôt féminin. Ce n’est pas la même clientèle. Les designs sont différents.” Pour une Cartier, les prix en boutique démarrent à 4000€ et grimpent jusqu’à 50 000€. Pour une Rolex, compter plutôt 6000€ en prix de départ. Et au maximum ? “Il n’y a pas de limite. Certaines sont des pièces d’art, qui dépassent le million d’euros, répond le PDG du groupe Frayssinet. La demande est très forte et les commandes nombreuses, dans le monde entier. Il faut parfois attendre plusieurs années avant d’obtenir le modèle de son choix.” Les plus demandés ? La Daytona et la GMT. Avec ce nouvel écrin, Frayssinet ne se contente pas d’ouvrir une boutique : il ancre un peu plus Toulouse sur la carte des capitales où le luxe ne se regarde pas seulement en vitrine, mais se vit comme une expérience.

