February 12, 2026

"C’est une blague !"… L’amende met 33 mois pour arriver dans sa boîte aux lettres, on lui répond qu’il est trop tard pour contester

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Une amende de stationnement de 115 euros, datant de presque trois ans, suscite l’indignation d’une mère de famille dans le Kent, au Royaume-Uni. Monika Wentowska refuse de payer la contravention, mais il est déjà trop tard pour contester.

Une situation pour le moins ubuesque. Dans le Kent, au Royaume-Uni, Monika Wentowska a fait une désagréable découverte en ouvrant sa boîte aux lettres en novembre dernier. Elle y a trouvé un courrier dans lequel figurait une amende de stationnement de 100 £ pour une infraction dont elle a du mal à se souvenir. Et pour cause, elle remonterait à mars 2023, soit presque trois ans plus tôt.

Voulant contester la contravention, la mère de famille s’est vue signifier qu’une telle démarche était impossible, le délai pour faire appel étant dépassé, comme elle l’explique au Daily Mail.

Les faits remontent exactement au 27 mars 2023, sur le parking du Prospect Way Retail Park, un centre commercial. L’enseignante de 43 ans est accusée d’avoir enfreint la politique de non-retour au parking dans un délai imparti de quatre heures.

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Sur la vidéosurveillance, on aperçoit ainsi la quadragénaire au volant de son véhicule entrer sur le parking à 9h17 avant de quitter les lieux à 9h39 ; puis revenir à 10h14 avant de repartir 17 minutes plus tard. Pour sa défense, l’enseignante affirme qu’elle n’était alors pas au courant de cette règle.

“Une question de principe”

“Je refuse tout simplement de payer, argue-t-elle. Ce n’est pas que je ne veuille pas payer l’amende, mais celle-ci, je ne l’accepterai pas, car la règle est absurde de toute façon. C’est une question de principe […] Si j’oublie quelque chose […], je ne peux plus revenir pour le récupérer ? Et 33 mois pour recevoir l’amende ? C’est une blague !”

Estimant avoir été traitée de façon injuste, Monika Wentowska avoue ne plus se souvenir de la raison pour laquelle elle était revenue dans le centre commercial, quelques minutes après l’avoir quitté. Et bien sûr, elle n’a plus en sa possession les tickets de caisse pour prouver sa bonne foi. “Je n’essayais pas d’utiliser le parking pour aller à la plage ou quoi que ce soit d’autre”, jure-t-elle, tout en confiant vivre dans la crainte de recevoir de nouvelles amendes puisqu’elle s’est rendue à plusieurs reprises sur le parking de ce centre commercial ces dernières années pour faire ses courses.

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Pour la mère de famille, il ne fait aucun doute que Parkingeye, qui gère le site, cherche “à piéger les gens”. La société, elle, précise que l’endroit est bel et bien “doté de panneaux visibles et bien distincts” à propos des règles d’utilisation. “Cela inclut des consignes précisant que le parking est réservé aux clients et que la durée maximale de stationnement est de 3 heures, sans possibilité de retour avant 4 heures”, détaille l’entreprise.

D’après Parkingeye, Monika Wentowska a reçu un premier courrier en avril 2025 – ce qu’elle conteste – suivi d’un avis définitif en novembre de la même année. La société indique par ailleurs avoir accordé un délai de recours tardif pour que la conductrice puisse apporter des preuves de sa bonne foi.

“L’automobiliste conserve le droit de faire appel auprès de POPLA (Parking on Private Land Appeals), le médiateur indépendant”, conclut Parkingeye.

Amende : comment contester une contravention

En France, il convient de rappeler qu’il est impossible de contester un avis de contravention si vous avez déjà payé l’amende.

Le délai pour contester une amende forfaitaire est de 45 jours. Il court à partir de la constatation de l’infracction ou, si un avis de contravention est envoyé, à partir de cet envoi.

Pour formuler la requête, il faut se rendre sur le site de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI), ou bien envoyer un courrier contenant le formulaire de requête en exonération joint à l’avis de contravention qu’il convient de remplir.

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