Les aliments ultra-transformés sont au cœur des préoccupations sanitaires. Ils représentent 80 % des produits en supermarché et favorisent l’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires.
Pointés du doigt dans l’augmentation de l’obésité en France, les produits dits “ultra-transformés” exposent non seulement à une prise de poids, mais également à un risque de diabète et de nombreuses complications.
Quand les scientifiques parlent d’aliments ultra-transformés (AUT), ils font référence aux produits fabriqués selon des processus industriels, contenant plusieurs ingrédients tels que des graisses, du sucre, du sel et des additifs non utilisés dans les produits faits maison. Ils représentent aujourd’hui environ 80 % des produits vendus en supermarché, d’après 60 millions de consommateurs.
Une pizza moins chère qu’un légume
Cela concerne notamment les plats cuisinés que de nombreux Français achètent par manque de temps ou de moyens, car, comme le déplorait Cédric Moro, directeur de recherche à l’Inserm, sur Europe 1 en 2024 : “Aujourd’hui ça coûte plus cher de manger des légumes qu’une pizza surgelée”.
À lire aussi :
DÉCRYPTAGE. Obésité : pourquoi l’Occitanie affiche-t-elle un taux plus faible que le reste de la France ?
Problème, d’après une étude publiée dans la revue Cell Metabolism, à quantité calorique identique, le régime constitué de AUT “a entraîné une prise de poids, une augmentation de la masse corporelle, ainsi qu’une augmentation du ratio LDL/HDL, un indicateur du risque cardiovasculaire chez les participants. Certains changements hormonaux ont aussi été observés, comme la baisse de deux hormones impliquées dans le métabolisme et la fertilité masculine”, a précisé le CNRS dans un communiqué.
Les additifs de ces produits industriels exposent également à un risque accru de diabète de type 2, de cancers et de maladies cardiovasculaires, selon l’Inserm.
De manière générale, France Info rappelle un chiffre édifiant : sur un total de 104 études analysées, 92 pointent un lien entre la consommation d’aliments ultra-transformés et des troubles de la santé.
Malgré tout, les AUT constituent 46 % de l’apport calorique des enfants, et 36 % de celui des adultes, alarme 60 millions de consommateurs.

