February 7, 2026

LGV Bordeaux-Toulouse : une députée LFI accuse la police de "traitements cruels" sur des militants, la préfecture dément

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Anne Stambach-Terrenoir, députée LFI de Haute-Garonne, accuse les forces de l’ordre d’avoir utilisé des méthodes de “privation de sommeil” pour déloger des militants écologistes à Saint-Jory. La préfecture dément toute dérive.

Méthodes “cruelles” ou réponse “proportionnée” ? Une députée de Haute-Garonne de La France insoumise a saisi le préfet après une intervention policière sur la ZAD de “la Guinguette Vaillante”, à Saint-Jory. Dans un courrier daté du 5 février, Anne Stambach‑Terrenoir dénonce des “traitements cruels, inhumains ou dégradants” qui auraient été employés pour déloger des militants écologistes perchés dans des arbres.

Dans sa lettre, la députée décrit une intervention menée dans la nuit du 4 au 5 février, durant laquelle des agents auraient “activé leurs sirènes, crié et activé des lumières stroboscopiques en visant directement les personnes installées dans les arbres, dans le but de les épuiser”. Elle ajoute que “l’acte délibéré de priver de sommeil entre dans le cadre de l’interdiction des traitements cruels prévue par l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme.”

Anne Stambach-Terrenoir a également joint à son courrier un lien vers une vidéo diffusée sur Instagram par le compte de “la Guinguette Vaillante”. Les images, tournées de nuit, montrent des policiers semblant utiliser des lumières stroboscopiques en direction de personnes perchées dans les arbres.

Des moyens “proportionnés”

La préfecture de la Haute-Garonne réfute fermement ces accusations. Dans une réponse écrite, elle assure que “contrairement à ce qu’indique Mme Stambach-Terrenoir de manière erronée, aucune consigne visant à infliger des traitements cruels, inhumains ou dégradants n’a été donnée” et affirme que “sur le site, aucun des actes que Madame la députée énonce n’a été commis”. Les autorités précisent que “les moyens mis en œuvre répondent à des impératifs de sécurité et de prévention des risques, tant pour les occupants du site que pour les forces engagées”, et qu’ils sont “proportionnés à la situation”.

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La préfecture rappelle également que l’occupation du site s’inscrivait “dans un cadre irrégulier, faisant obstacle à la conduite d’un projet autorisé conformément aux procédures administratives en vigueur”. L’intervention visait donc, selon elle, “à faire respecter l’État de droit, sans préjudice du droit de chacun à exprimer ses opinions dans les formes prévues par la loi”.

Sur le terrain judiciaire, plusieurs militants ont été délogés par les forces de l’ordre. Selon nos informations, certains ont été placés en garde à vue avant d’être relâchés avec un simple rappel à la loi.

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