L’équipe de France de skicross prendra la direction des îles Canaries juste après la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver 2026, prévue ce vendredi 6 février à Milan.
Une semaine d’entraînement loin des montagnes italiennes, sur les plages des îles Canaries. C’est ce que l’équipe de France de skicross va réaliser dans le cadre de sa préparation, juste après avoir assisté à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina ce vendredi 6 février.
“Les athlètes d’autres nations nous disent : ”on cherche à s’entraîner, on va aller faire du ski là et là, et vous ?” Quand je leur dis qu’on part à la plage, les mecs hallucinent”, raconte Youri Duplessis Kergomard, le tricolore aux 16 podiums en Coupe du monde qui va vivre ses premiers Jeux olympiques, dans les colonnes de L’Équipe.
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Une stratégie qui a déjà fonctionné
Cette semaine de préparation loin du froid et des pistes a été proposée par l’entraîneur de l’équipe de France de skicross : Michel Lucatelli. Ce dernier avait déjà mis en place un stage similaire entre la cérémonie d’ouverture et les épreuves lors des JO d’hiver de Sotchi (Russie) en 2014.
Une stratégie qui s’était révélée payante avec le triplé de Jean-Frédéric Chapuis (or), Arnaud Bovolenta (argent) et Jonathan Midol (bronze). “J’ai une certaine idée de comment se préparer, et une certaine stratégie. J’essaie de me baser, pas que sur les Jeux de Sotchi, mais aussi sur toute mon expérience. Le stage en Turquie avait été un moment fort en 2014, alors pourquoi ne pas retenter l’expérience ?”, a expliqué l’entraîneur des Bleus.
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Déjà vainqueur à Veysonnaz ud83cudde8ud83cudded l’hiver dernier, Youri Duplessis-Kergomard s’impose une nouvelle fois en Suisse et s’offre une quatrième victoire en Coupe du monde ud83eudd29
ud83dudcf8 Agence Zoom pic.twitter.com/XvZyPuKOe3
— FFS – Fédération Française de Ski (@FedFranceSki) January 23, 2026
“Ça nous avait permis d’arriver un peu plus relâchés. On ne peut évidemment pas tout refaire de la même façon. Le groupe est différent, on n’arrive pas avec le même statut et les mêmes dynamiques qu’à l’époque. On a aussi remis des choses à jour, mais en gardant un peu le même esprit qu’avant Sotchi”, a ajouté Michel Lucatelli auprès du quotidien sportif.
“Quand on fait les choses différemment des autres, quand ça marche, on nous encense. Quand ça ne marche pas, on dit qu’ils ont fait l’inverse de tout le monde, donc forcément ça ne marche pas. C’est assez délicat, mais je pense que dans les métiers qu’on pratique, il faut aussi savoir prendre des risques”, a expliqué Youri Duplessis Kergomard, très enthousiaste à l’idée de vivre cette préparation spéciale.
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Un programme sous le soleil
Les épreuves de skicross n’auront lieu qu’à partir du 20 février, et Michel Lucatelli ne voulait pas rester dans cette “effervescence olympique” sans participer pendant aussi longtemps. L’équipe de France a déjà découvert la piste de Livigno les 2 et 3 février derniers, et assistera à la cérémonie d’ouverture des JO ce soir, avant de s’envoler aux Canaries.
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En Espagne, les Bleus vont poursuivre leur préparation sous le soleil, avec un programme chargé : soins, kiné, musculation, prépa physique, vélo et repos. Ils reviendront ensuite en Italie pour s’entraîner en montagne à partir du 17 février. Les Français tenteront alors de décrocher une médaille olympique dans leur discipline, un évènement qui ne s’est pas produit depuis 2014.

