Gros pourvoyeur de joueurs internationaux français, le Stade Toulousain va être le grand perdant des nouvelles règles adoptées par la Ligue nationale de rugby concernant le salary cap. Explications.
La Ligue nationale de rugby a adopté, via son comité directeur ce mercredi 4 février, de nouvelles réglementations concernant le salary cap. En France, un club en sera le grand perdant : le Stade Toulousain.
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À première vue, la réforme pourrait pourtant bénéficier à Toulouse, comme à l’ensemble des clubs du Top 14, puisque la LNR a décidé d’augmenter le salary cap, cette mesure visant à encadrer la masse salariale des clubs. Aujourd’hui fixé à 10,7 millions d’euros, le plafond va être progressivement relevé, à hauteur de 11 millions d’euros pour la saison 2026-2027, puis de 100 000 euros par an pour culminer à 11,3 millions pour la saison 2029-2030.
Mais c’est une autre décision qui va causer du tort au club “rouge et noir” : la dégressivité des crédits internationaux. Ce système de crédit permet à chaque club de bénéficier d’un relèvement de son salary cap, pour chaque international placé dans la liste “premium” des joueurs protégés par le XV de France. Jusqu’à présent, pour chaque joueur premium, son club bénéficiait de 180 000 euros de crédit sur son salary cap. Mais à partir de la saison 2027-2028, ces crédits seront dégressifs. Dans les faits, un club avec un international aura un crédit de 210 000 euros, un club avec deux internationaux, 405 000 euros, et ainsi de suite (15 000 euros de moins pour chaque joueur en plus) jusqu’à un plafond maximal de 1,575 million d’euros pour 14 joueurs et plus.
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Alors, pourquoi cette mesure peut être qualifiée d’anti Stade Toulousain ? Tout simplement parce que le club “rouge et noir” est, de loin, le plus gros pourvoyeur de joueurs dans cette liste premium. Sur la dernière liste officielle des 45 joueurs premium, Toulouse en comptait onze (Dupont, Ramos, Mauvaka, Marchand, Cros, Roumat, Baille, Aldegheri, Lebel, Flament et Meafou), loin devant l’UBB (6). Le Stade Toulousain bénéficiait donc d’un relèvement de 1 980 000 euros (180 000 x 11 joueurs) de son salary cap. Pour la saison 2025-2026, Toulouse était le club du Top 14 bénéficiant du salary cap le plus élevé, 13,5 millions d’euros, devant La Rochelle avec 12,1 millions et Bordeaux-Bègles avec 11,7 millions.
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Pour adoucir cette chute de la marge salariale qui s’annonce – chiffrée autour d’un million d’euros pour le Stade Toulousain – la LNR a toutefois annoncé que la réforme s’accompagnera d’un mécanisme limitant la baisse des crédits internationaux pour un club d’une saison à l’autre à 300 000 € (le seuil est fixé à 200 000 € dans le règlement actuel).
Même si les clubs ne seront plus limités à 35 contrats professionnels, la réforme augure d’un rééquilibrage économique à trouver pour le Stade Toulousain et son armada d’internationaux.

