February 4, 2026

"Notre pays n’a pas besoin d’un État plus vaste, mais d’un État plus efficace", selon François-Xavier Brunet, président de la CCI de Tarbes

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La situation économique française inquiète François-Xavier Brunet, président de la CCI de Tarbes. Avec un déficit public à 5 % du PIB et une dette dépassant 118 %, il appelle à un État plus efficace et moins contraignant.

“Je souhaitais adresser un message de lucidité. Nous traversons une période de rupture, pas une simple transition. Rupture géopolitique, climatique, technologique, mais aussi dans la hiérarchie des puissances. Dans un tel contexte, attendre que tout redevienne comme avant n’est pas une stratégie, c’est de la nostalgie” a lancé François-Xavier Brunet, le président de la CCI de Tarbes au moment de présenter ses voeux pour l’année 2026 pour la première fois aux côtés des présidents du MEDEF, de la CPME, de la FBTP, de l’UIMM, de l’UMIH et du GHR.

“Le MEDEF, la CPME, la Fédération du BTP, l’UIMM, l’UMIH et le GHR partagent une même conviction : sans entreprises fortes, il n’y a ni emplois durables, ni territoires vivants, ni finances publiques soutenables” note François-Xavier Brunet.

Le président de la CCI de Tarbes et des Hautes-Pyrénées juge la situation économique préoccupante. “Le déficit public reste à 5 % du PIB, la dette dépasse 118 %, et la Sécurité sociale demeure déficitaire. Nous avons un niveau de prélèvements obligatoires parmi les plus élevés de l’OCDE. Ce n’est pas une crise brutale, mais un risque de déclassement silencieux. Nous dépensons trop et produisons trop peu. Cet écart finit toujours par peser sur l’emploi, les salaires et l’investissement” relève François-Xavier Brunet.

“Notre pays n’a pas besoin d’un État plus vaste, mais d’un État plus efficace. Moins de législation, moins de réglementation, pour plus d’agilité. L’État doit se recentrer sur ses fonctions régaliennes et alléger la contrainte fiscale sur les acteurs économiques. Bref, un État plus clair, plus constant et plus lisible” affirme-t-il encore.

À l’opposé d’un discours décliniste, le président de la CCI veut “bâtir un futur solide, il faut redonner confiance aux jeunes générations. Notre mission est de porter une parole économique claire, de rappeler que la création de richesse n’est pas un privilège, mais une condition à préserver. Nous devons continuer à conseiller et accompagner les entreprises, dans la limite de nos moyens.”

Citant l’économiste Bastiat, François-Xavier Brunet met en garde : “Quand chacun attend que l’autre paie, plus personne ne bâtit. Et sans bâtisseurs, il n’y a ni prospérité, ni avenir.”

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