February 3, 2026

Colère des agriculteurs : "Une évolution sanitaire favorable", les restrictions les plus strictes pour lutter contre la DNC enfin levées en Ariège

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Les éleveurs bovins de l’Ariège voient une lueur d’espoir avec la levée partielle des restrictions sanitaires. Depuis le 2 février, le département est en zone de surveillance, mais des limitations de mouvement persistent. Une nouvelle étape est envisagée pour le 20 février.

Après près de deux mois de fortes contraintes sanitaires, une première amélioration de la situation se dessine pour les éleveurs bovins de l’Ariège. Depuis le lundi 2 février, l’ensemble du département est officiellement passé en zone réglementée de surveillance, marquant la levée du périmètre de protection le plus strict mis en place après la découverte d’un foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) début décembre.

“Depuis le 9 décembre 2025 et la découverte d’un foyer de DNC dans un élevage, le département de l’Ariège se situait en zone réglementée n° 6, imposant des mesures de biosécurité strictes, notamment concernant le mouvement des bovins”, rappelle la préfecture dans un communiqué.

Cette évolution est rendue possible par “l’évolution favorable de la situation sanitaire”. Les services de l’État indiquent que “les conditions de la levée des zones de protection de la ZR6 sont réunies”, notamment après le respect du délai réglementaire de 28 jours suivant la désinfection du dernier foyer et la réalisation de visites vétérinaires dans le cadre de la vaccination.

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Des restrictions encore en vigueur

Si cette décision constitue un soulagement pour la profession, elle ne marque pas pour autant un retour à la normale. En zone réglementée de surveillance, “l’interdiction aux mouvements, au sein et vers la zone réglementée, reste la règle”, insiste la préfecture. Des dérogations restent toutefois possibles pour des motifs précis, comme le bien-être animal, l’abattage ou des conditions climatiques particulières.

Nouveauté importante pour les éleveurs : “les bovins valablement vaccinés peuvent circuler pour se rendre vers un élevage au sein de la zone de surveillance sans examen clinique préalable et sans laissez-passer”, à condition qu’il n’y ait pas de changement de numéro technique de référencement.

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En revanche, les laissez-passer restent obligatoires pour les mouvements vers les ateliers d’engraissement et les abattoirs, conformément à l’instruction ministérielle en vigueur.

Vers une nouvelle étape le 20 février ?

Si aucun nouveau foyer n’est détecté, une nouvelle étape pourrait être franchie dans les prochaines semaines. “Le passage en zone vaccinale est prévu pour le 20 février 2026, ce qui ouvrirait de nouvelles possibilités de mouvement des bovins”, indique la préfecture, tout en appelant à la prudence.

Dans l’intervalle, les autorités rappellent “qu’il reste essentiel de poursuivre les mesures de lutte mises en place depuis l’émergence de la DNC, notamment le strict respect des conditions de déplacement des bovins”.

Le préfet de l’Ariège, Hervé Brabant, a également tenu à réaffirmer “son soutien aux éleveurs” et invite les exploitants en difficulté à saisir la cellule d’appui à la crise DNC, déployée dès la mi-décembre, en lien avec la chambre d’agriculture.

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