Avec trois réceptions pour deux déplacements, les Bleus qui retrouvent Antoine Dupont, ont les moyens de réaliser le Grand Chelem. Radioscopie des cinq étapes à transformer en autant de victoires.
Avec vue sur l’Australie et 2027. Le compte à rebours (17 matchs) avant la coupe du monde a débuté. On sait déjà que le tirage au sort a été favorable (Japon, États-Unis, Samoa) et qu’une place en quarts de finale semble déjà promise même si le rôle du staff tricolore sera de prémunir ses joueurs de tout excès de confiance. Un peu comme pour cette édition du Tournoi me direz-vous ? Sûrement oui. Car l’équipe de France est favorite de ce Tournoi pour remporter un deuxième titre consécutif. Mieux, c’est un possible Grand Chelem qui se dessine pour faire oublier la déception de l’an passé (une défaite en Angleterre l’en avait privé).
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Pourquoi ? Parce que la France va devoir gérer deux déplacements pour trois réceptions dont celles de ses plus importants rivaux : l’Irlande et l’Angleterre. Mais pas seulement. Oubliée la tournée en Nouvelle-Zélande sans les Toulousains et les Bordelais. Oubliée la tournée de novembre sans ses nombreux blessés. Cette fois, les Bleus se présentent armés, avec évidemment le retour du plus célèbre d’entre eux : un certain Antoine Dupont, auquel il faut rajouter le centre bordelais Yoram Moefana et les Toulousains François Cros et Peato Mauvaka.
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Trois réceptions, des retours de joueurs importants, le feu est donc au vert. Prenons la route.
France – Irlande
Ironie du sort, Antoine Dupont retrouve le Tournoi face à la nation, contre laquelle il avait été blessé lors du dernier Tournoi, le 8 mars 2025. Ce jour-là, les Bleus avaient réalisé une démonstration à Dublin (42-27). Les Irlandais sont annoncés vieillissants et semblent pauvres offensivement avec un demi d’ouverture Sam Prendergast un peu trop passeur. De plus, ils doivent composer avec de nombreuses absences au poste de pilier gauche même si le XV de France se présente donc sans son meilleur droitier Uini Atonio. Même avec une préparation limitée en temps, les Bleus devraient débuter par un succès.
Pays de Galles – France
Le rugby gallois est malade (deux victoires contre le Japon et douze défaites lors des quatorze dernières rencontres !), c’est dire si une défaite à Cardiff serait considérée comme un retentissant échec.
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France – Italie
Les Italiens ont beaucoup progressé ces dernières années et ont même remporté un succès de prestige cet automne, face à l’Australie (26-19). Au point d’impressionner le sélectionneur sud-africain Rassie Erasmus. Peuvent-ils néanmoins réussir l’exploit de surprendre l’équipe de France lors de cette rencontre délocalisée à Lille ? Difficile à croire…
Ecosse – France
Le voilà, le vrai piège. Les Toulousains battus à Glasgow en coupe d’Europe peuvent en témoigner. Et l’équipe d’Ecosse comprend autant de joueurs de Glasgow que le XV de France comprend de joueurs du Stade. Le déplacement à Murrayfield sera décisif dans la course au Grand Chelem.
France – Angleterre
Le feu d’artifice avec une possibilité de Grand Chelem si les Bleus ont fait carton plein jusque-là ? La rencontre s’annonce donc une possible finale avec des Anglais revenus au plus haut niveau, capables également de réaliser un Grand Chelem. Après la victoire des Anglais sur les Bleus à Twickenham la saison dernière et l’apparition du phénomène Pollock, les meilleurs ennemis européens sont bien partis pour se livrer de nouvelles joutes pimentées…

