Malgré la défaite à Perpignan samedi dernier (8-31), les fans de l’US Montauban continuent à croire au maintien de leurs joueurs favoris en Top 14 à l‘issue de la saison. Il faut pour cela battre l’UBB samedi après-midi (16h35).
Hier matin, lace Lalaque, le marché hebdomadaire battait son plein. L’ambiance était d’ailleurs teintée d’une note politique : plusieurs candidats aux électionsmunicipales arpentaient les allées pour distribuer leur programme et échanger avec les électeurs. Mais on parlait aussi rugby, à quelques mètres de là, au café Le Marignan. L’établissement ne désemplissait pas et un autre sujet de discussions étaient dans toutes les bouches: la défaite de l’US Montauban à Perpignan et les chances amoindries de maintien de leur équipe.
Les habitués sont déjà tournés vers le match de samedi à Sapiac avec la venue de l’Union Bordeaux-Bègles (16h35).
Certains n’ont pas hésité à livrer leur ressenti, à commencer par Éric Tafernaberry, ancien joueur professionnel de l’USM et cogérant du Marignan. “Les derniers matchs n’ont pas été très rassurants, conède l’ancien arrière. Les joueurs ne doivent pas lâcher la saison en janvier, ils doivent continuer à y croire et inverser la tendance, en l’emportant ce samedi face à Bordeaux”, espère-t-il. Attablé hier matin, il y avait aussi Arnaud Lemoine, figure bien connue du Tarn-et-Garonne pour les résultats obtenus dans chacun des clubs qu’il a entraînés.
“7 points, ça n’est pas le bout du monde”
“Le tout est de reprendre confiance en soi en gardant l’esprit d’équipe. Ils peuvent y arriver, ils en ont les moyens et intrinsèquement ce sont de bons joueurs”, tranche le technicien.
Du côté des anonymes non plus, on ne se laisse pas abattre par le dernier revers contre les Catalans, qui a relégué Montauban à 7 points de la place de barragiste.
C’est le calcul qu’a fait Jean-Paul, réisdent de Pouty et venu en voisin à Villebourbon. “Même si on a pris un coup derrière la tête samedi, on doit continuer à se focaliser sur notre équipe et à les encouragers. Après tout, 7 points de retard, ce n’est pas le bout du monde… Si on l’emporte face à Bordeaux et que l’Usap est défaite au Racing, on reviendra à seulement 3 points. Rien n’est encore perdu!”, positive Jean-Paul.
Pour Marc, “le maintien est encore possible car il reste 11 matchs à disputer”, note-t-il en écho aux propos du manager Sébastien Tillous-Borde lors du déplacement à Aimé-Giral. “C’est jouable et il faut que les joueurs continuent à se battre. Sinon, ce serait désolant…”
Pas loin de là, Jean-Michel évoque le fait que “ce sont des joueurs professionnels. S’ils devaient baisser les bras, ne plus y croire, la saison serait vraiment longue… J’espère que ce n’est pas le cas”, tente-t-il de se rassurer.
“Tout est possible, on l’a vu en fin de saison dernière!”
Jean, lui, n’est pas montalbanais pur jur. Il a élu domicile à Bressols, dans la banlieue sud. Mais il ne veut pas croire à un relâchement de ses joueurs préférés. “Il faut garder l’optimisme nécessaire pour commencer les matchs avec dynamisme et abnégation. Il faut toujours croire à la victoire”, philosophe-t-il en se baladant dans le quartier Villebourbon.
Guy, enfin, se rappelle aux bons souvenirs d’un mois de juin 2025 historique pour l’USM. “Tout est possible, on l’a vu en fin de saison dernière avec un titre de champion de France inattendu mais ô combien mérité! Les joueurs doivent garder cela en mémoire.”

