Témoignage
Alors que les estimations parlent de milliers, sinon de dizaines de milliers de victimes tuées ces derniers jours par le régime des mollahs, un écrivain iranien revenu à Téhéran le 14 janvier raconte, sous couvert d’anonymat, l’un des plus grands massacres que son pays ait connus.
Lorsque, le 14 janvier, les Etats-Unis n’ont finalement pas attaqué l’Iran, tous les partisans de la République islamique ont poussé un soupir de soulagement. Mais tous ceux qui étaient descendus dans la rue dans l’espoir d’une révolution, ceux dont le sang avait coulé sur les trottoirs, tous ceux-là sont restés sidérés. Trump avait pourtant bien annoncé qu’il les aiderait, il avait dit que c’était « en cours » : et tout le monde y a cru. Ils attendaient que les Etats-Unis frappent. « Rapidement et proprement », à la manière de Trump.
C’est ce jour-là, le mercredi 14 janvier, que je suis revenu en Iran. Cela faisait deux jours que j’errais à Istanbul : tous les vols internationaux vers l’Iran avaient été annulés et les compagnies iraniennes ne vendaient plus de billets. Je dormais chez ma sœur et à l’aéroport, les yeux rivés sur …
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