January 27, 2026

" Nous devions montrer que nous étions virils" : le patineur olympique Kévin Aymoz se confie sur l’homophobie dans le monde du sport

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Kévin Aymoz est candidat pour devenir porte-drapeau de la France aux Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina (6-22 février 2026). Le patineur français a révélé être victime d’homophobie depuis cette annonce, et dénonce un “hétéro spirit” imposé chez les sportifs depuis le plus jeune âge.

Un combat qui n’est pas terminé. Alors que Kévin Aymoz est candidat pour devenir porte-drapeau de la France aux Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina (6-22 février 2026), le patineur français a révélé être victime d’homophobie depuis cette annonce. Une situation à laquelle il doit malheureusement faire face depuis bien longtemps.

Le Grenoblois a confié avoir reçu de nombreuses insultes et attaques sur son homosexualité de la part d’internautes sur les réseaux sociaux. “J’en ai reçu beaucoup plus d’amour que de haine. Mais, finalement un message de haine comme “Va te jeter sous un pont” efface 10 000 messages d’amour”, explique-t-il auprès de Ouest-France.

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Une “hétéronormativité” chez les jeunes sportifs

Cette homophobie, Kévin Aymoz y est confronté depuis le plus jeune âge en équipe de France. “La question de l’orientation sexuelle était déjà évoquée dans les vestiaires, il y avait une certaine hétéronormativité et j’ai eu du mal à m’assumer. Nous devions montrer que nous étions virils, j’entendais souvent : On n’est pas des tapettes !”, se souvient l’athlète de 28 ans.

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“Il y avait un préjugé tenace comme quoi une personne homosexuelle était une personne fragile et qu’elle n’était pas capable de performer. C’est quand même difficile de se construire en tant qu’être humain quand on pense qu’on est une erreur de la nature ! “, déplore Kévin Aymoz. Le patineur olympique confie même avoir grandi avec une “peur du rejet” au sein de ce qu’il nomme être un “hétéro spirit” présent chez les sportifs.

Malgré ces difficultés rencontrées durant son enfance, le Français est parvenu à s’assumer en réalisant son coming out dans le documentaire “Faut qu’on parle” diffusé en 2021 sur Canal +. Un an plus tard, Kévin Aymoz participait à ses premiers JO d’hiver à Pékin, où il avait décroché la 12e place.

Désormais, le patineur artistique s’apprête à participer à ses deuxièmes Jeux et ambitionne de devenir porte-drapeau. “Je souhaite représenter notre discipline, le patinage, mais aussi donner plus de visibilité à la communauté LGBT +”, affirmait-il lors de la présentation de sa candidature le 6 janvier dernier.

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