March 20, 2026

Guerre au Moyen-Orient : "Un sentiment d’incertitude" pousse les Français à faire des stocks "de précaution" de pâtes, de riz et de conserve

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La guerre au Moyen-Orient a poussé les ménages français à des achats dits de “précaution” comme des conserves de poissons, du riz ou des pâtes, sans “toutefois bouleverser le marché global”, d’après l’analyse d’un cabinet spécialisé.

La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février avec l’attaque israélo-américaine contre l’Iran, “renforce vraisemblablement le sentiment d’incertitude déjà élevé et peut inciter certains Français à effectuer des achats de précaution”, continue l’institut spécialisé dans le comportement des consommateurs.

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“Certains aliments de fond de placard affichent de fortes hausses à l’image des farines et des féculents”, écrit le cabinet dans une note hebdomadaire pour la semaine du 9 au 15 mars. “Conserves (viande et légumes), riz, pâtes et huiles enregistrent des pics de ventes atypiques pour la période”, précise Emily Mayer, directrice des études de Circana, sur LinkedIn.

Les conserves de maquereaux augmentent ainsi en volume de + 15,9 % sur la semaine, les sardines de 12,1 %, le riz de 10,2 % et les pâtes de 8,1 %.

“Pas de quoi, toutefois, bouleverser le marché global”, prévient-elle, les produits de grande consommation étant en croissance modérée (+ 0,3 %) sur la semaine, légèrement inférieure à la tendance observée depuis le début de l’année (+ 0,5 %).

“Des comportements qui rappellent l’approche du premier confinement”

Autrement dit, la panique n’a pas gagné les ménages. Même si, selon l’experte, “ces comportements rappellent les achats panique de mars 2020 à l’approche du premier confinement, ainsi que ceux de fin février – début mars 2022 au déclenchement de la guerre en Ukraine”.

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“On observe néanmoins des croissances moins marquées en 2026 — peut‑être le signe que les Français s’habituent à naviguer dans un contexte instable et réagissent moins fortement”, poursuit Emily Mayer. Elle note enfin que les hausses des prix des carburants n’ont pas “détourné les Français des hypermarchés”.

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