January 27, 2026

Hélène Perlant, la fille de François Bayrou va publier "Le Déni", sur "les mécanismes qui réduisent les victimes de violences au silence"

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“Le Déni” est un livre d’Hélène Perlant dans lequel elle explore “les mécanismes du silence autour des violences”. Attendu en février, il s’inspire de son vécu personnel. La fille de François Bayrou y décrit comment le déni peut transformer les victimes en témoins aveugles.

Hélène Perlant, la fille aînée de l’ancien Premier ministre François Bayrou, s’apprête à publier un livre, nourri de son expérience personnelle. Dans “Le Déni“, dont la sortie est prévue en février, elle “explore les mécanismes qui réduisent les victimes de violences au silence”. Un récit très attendu, qui fait suite à sa prise de parole en avril dernier. En pleine affaire Bétharram, la fille de François Bayrou avait confié avoir elle-même été victime de violence.

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Sud Ouest rapporte qu’Hélène Perlant a cherché à montrer “comment le déni, loin de disparaître, se mue en traumatisme, pouvant transformer la victime en agresseur à son tour, ou en témoin aveugle face à d’autres violences”.

Un “coup de Jarnac”

La maison d’édition “Michel Lafon” a partagé un extrait de l’ouvrage, avant sa publication. L’autrice y évoque un “geste déplacé”. Il “s’est déroulé au milieu d’une assistance nombreuse, une fête de famille, une sortie de groupe. Ou devant les gens que vous aimez, qui sont censés vous aimer aussi – enfin, vous croyiez. Et là, rien. Un coup de Jarnac. C’est l’incrédulité, qui s’étend, se redouble, se retourne contre elle-même. À se pincer de savoir si on est vraiment en train de subir ce qu’on vient de subir”, raconte-t-elle.

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Jusqu’alors très discrète, la fille de François Bayrou était sortie de l’anonymat en 2025, à l’occasion d’un entretien accordé à Médiapart. Elle y assurait que, contrairement à ce que son père avait jusqu’alors soutenu, ce dernier aurait bien rencontré le juge d’instruction qui enquêtait sur l’affaire Bétharram à la fin des années 90. “Il ne s’en souvient pas, je pense, mais je suis là le soir où il rentre de chez le juge Mirande, on est là tous seuls tous les deux et il me dit ne le répète surtout pas, j’ai juré d’être dans le secret de l’instruction”, avait-elle expliqué.

Hélène Perlant s’était également rapprochée d’Alain Esquerre, le porte-parole des victimes de Bétharram, avant la publication de l’ouvrage “Le Silence de Bétharram“, paru en avril dernier. Elle y a témoigné de violences subies, pendant un camp d’été dans les Pyrénées. Elle dit avoir été frappée par un prêtre, parlant de “coups de poing”, de “coups de pied sur tout le corps”, et d’un sentiment de terreur qui l’a paralysée pendant des années : “Je me suis urinée dessus et je suis restée toute la nuit comme ça, humide et prostrée dans mon duvet”, racontait l’agrégée en lettres de 54 ans, dans l’ouvrage.

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