January 26, 2026

Pétrolier russe intercepté par la France : le capitaine indien a été placé en garde à vue à Marseille

l’essentiel
Le capitaine du pétrolier soupçonné d’appartenir à la “flotte fantôme” russe a été placé en garde à vue à Marseille, après l’arraisonnement du navire par la Marine française en Méditerranée, le jeudi 22 janvier. Une enquête judiciaire est ouverte pour défaut de pavillon.

La Marine française a de nouveau ciblé un navire soupçonné de participer aux exportations de pétrole russe en contournant les sanctions occidentales. Ce jeudi 22 janvier, un navire a été arraisonné en Méditerranée par la Marine française, dans les eaux internationales de la mer d’Alboran, entre l’Espagne et l’Afrique du Nord.

L’opération a été menée à bord du “pétrolier-cargo Grinch en provenance de Mourmansk”, port arctique situé sur la mer de Barents. Selon la préfecture maritime de Méditerranée, l’intervention “visait à vérifier la nationalité du navire”. L’”examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré”, entraînant “un signalement au procureur de Marseille” et l’ouverture d’une enquête.

À lire aussi :
Guerre en Ukraine : “Merci à la France”… le pétrolier russe Grinch arraisonné par la Marine, Volodymyr Zelensky salue l’opération

Le capitaine auditionné

Dans un communiqué diffusé dimanche 25 janvier, le procureur de Marseille, Nicolas Bessone, a annoncé le placement en garde à vue, samedi 24 janvier vers 22h45, du capitaine du navire, un ressortissant indien. Le parquet précise qu’une enquête préliminaire a été ouverte dès le 22 janvier pour défaut de pavillon et confiée à la Section de recherches de la gendarmerie maritime de Toulon, en co-saisine avec le Centre de sécurité des navires de Marseille.

À lire aussi :
DIRECT. Guerre en Ukraine : le capitaine indien du pétrolier fantôme russe placé en garde à vue

Le Grinch figure sur la liste britannique des navires appartenant à la flotte fantôme russe. Il apparaît sous le nom de “Carl” sur les listes établies par l’Union européenne et les États-Unis. Le 18 décembre, la Commission européenne a annoncé l’inscription de 41 nouveaux navires sur cette liste de sanctions.

Pavillon des Comores

Construit en 2004, ce navire-citerne aurait notamment servi à exporter des hydrocarbures vers la Chine et l’Inde. D’après les données des sites spécialisés marinetraffic et vesselfinder, le pétrolier de 249 mètres de long naviguait vers l’est au moment de son interception, entre Almeria, en Espagne, et Oran, en Algérie, sous pavillon des Comores.

À lire aussi :
VIDEO. Guerre en Ukraine : il n’avait plus vu sa fillette depuis 2 ans, un soldat quitte le front pour lui faire une surprise à Toulouse

Pour Emmanuel Macron, cet arraisonnement, mené “dans le strict respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer”, illustre la détermination de la France “à faire respecter le droit international et à garantir l’efficacité des sanctions” contre la “flotte fantôme” russe, dont “les activités contribuent au financement de la guerre d’agression contre l’Ukraine”.

Il s’agit de la deuxième opération de ce type menée par la France. Fin septembre, le Boracay, également inscrit sur la liste des navires sanctionnés par l’Union européenne, avait été intercepté en Atlantique par les commandos marine, puis dérouté vers le port de Saint-Nazaire.

source

TAGS: