February 3, 2026

"L’urgence aujourd’hui, c’est la survie de l’entreprise": à Saint-Gaudens, mairie et communauté de communes engagées avec Fibre Excellence

l’essentiel
La crise de l’usine Fibre Excellence menace 650 emplois directs et 5 000 indirects. Les collectivités locales demandent à l’État de réviser les tarifs de rachat de l’électricité. Une réponse rapide est attendue pour éviter la fermeture.

“Les assemblées de la commune et de la communauté de communes demandent à l’État une révision immédiate des tarifs de rachat de l’électricité pour assurer la survie de l’usine et affirment leur solidarité totale envers les salariés, leurs familles et tous les acteurs économiques locaux touchés par cette crise”.

C’est le message adressé à l’État par les deux collectivités, à l’issue de leur réunion, exclusivement consacrée hier soir à la menace de fermeture de Fibre Excellence.

Dans leur texte, les élus rappellent les 650 emplois de Fibre Excellence – “Cellulose” redit-on aujourd’hui – mais aussi les 5 000 autres – indirects (transport, exploitation forestière, maintenance industrielle, services) – liés à l’entreprise.

Outre une baisse d’activité dans le secteur de la pâte à papier blanchie en Europe combinée à la hausse du prix du bois et des produits chimiques, Fibre Excellence doit supporter un prix de vente de l’électricité produite à partir de biomasse trop bas par rapport à son prix de production. Le mégawattheure coûte 185 € à produire pour être vendu 113 €.

“La situation de l’usine Fibre Excellence Saint-Gaudens et les conséquences économiques et sociales d’une éventuelle fermeture appellent une rapide réaction des pouvoirs publics” indique la motion, sous-entendant que les collectivités attendent une réponse rapide de l’État – un courrier de novembre au Ministre chargé de l’industrie est resté sans réponse à ce jour.

Pas d’alternative

Dans l’opposition, Annabelle Fauvernier et Corinne Marquerie (groupe Gauche écologie) ont fait le choix de ne pas participer au vote.

Dans leur expression, elles soutiennent les personnels, mais la motion leur semblait imprécise, approximative, elles auraient souhaité proposer une alternative. Elles n’ont pas été entendues – pas même écoutées.

“Le travail pour la pérennité se fera plus tard” répond le maire Jean-Yves Duclos. “L’urgence aujourd’hui, c’est la survie de l’entreprise, et j’espère que nous voterons tous ensemble, que cette motion sera votée à l’unanimité”.

Souhait exaucé : la motion a été validée à l’unanimité des votants.
Unanimité également à la communauté de communes, avec 103 “pour” sur 103 votants.

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